Mandela en cinq petits détails

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1 – L’enthousiaste de la boxe

Mandela était un enthousiaste de la boxe. Dans sa jeunesse, Nelson Mandela s’adonnait allègrement à la boxe et à la course de fond. Et même pendant ses 27 ans de prisons, il faisait des exercices physiques chaque matin.

A propos de la boxe, Mandela écrit dans son autobiographie Une Longue Marche Vers la Liberté : « Je n’aimais pas tant la violence de la boxe que la science de la boxe. Je trouvais intrigant comment l’on bougeait son corps pour se protéger; comment l’on usait d’une stratégie à la fois pour attaquer et battre en retrait; comment l’on sautillait durant chaque combat. »

« La boxe est égalitaire. Sur le ring, le rang social, l’âge, la couleur de la peau, les biens… sont sans importance… Je n’ai livré aucun vrai combat depuis que je suis entré en politique. Mon intérêt principal résidait dans l’entraînement ; je trouvais que les exercices rigoureux étaient un excellent exutoire pour la tension et le stress. Après une séance d’entraînement ardue, je me sentais à la fois mentalement et physiquement plus léger, » écrit Mandela.

Parmi les souvenirs au musée des Mandelas à Soweto, le visiteur peut trouver la ceinture de champion du monde offerte à Mandela par le boxeur américain Sugar Ray Leonard.

2 – Nelson chrétien

Nelson n’est pas le prénom donné à Mandela par ses parents. Quand Rolihlahla Mandela avait neuf ans, un instituteur de l’école méthodiste qu’il fréquentait à Qunu lui a donné ce prénom, conformément à une pratique qui voulait que tous les écoliers aient des prénoms chrétiens.

La pratique était courante en Afrique du Sud comme dans d’autres parties du continent; le nom chrétien facilitant la prononciation aux étrangers.

Rolihlahla, cependant, n’est pas un prénom courant en Afrique du Sud. C’est un prénom Xhosa, l’une des 11 langues officielles du pays; une langue parlée par quelques 18% de la population. Litéralement, le prénom signifie « sécouer les branches d’un arbres », ce qui se traduit par « provocateur ». Soulignons toutefois qu’en Afrique du Sud, Mandela est souvent appelé, en guise de respect, par son nom de clan Madiba.

3 – La prison et les verres correcteurs

A sa libération, Mandela a oublié ses verres correcteurs en prison. Sa remise en liberté est intervenue le 11 Février 1990, suite à plusieurs années de pression politique contre le régime de l’apartheid.

Le jour de sa libération, Mandela se souvenait avoir été « étonné et un peu alarmé » par la liesse de ses partisans. Le héro anti-Apartheid et son épouse d’alors Winnie ont été transportés à bord d’une voiture au centre de Cape Town où il a prononcé un discours devant une immense foule euphorique.

C’est quand il a sorti de sa poche le text du discours qu’il s’était rendu compte que ses verres correcteurs n’étaient pas là. Il a dû alors emprunté les verres de Winnie.

4 – Le maestro du déguisement

Mandela s’est déguisé en chauffeur pour s’évader de prison. Pendant ses années de clandestinité en raison de ses activités au sein de l’ANC, l’aptitude de Mandela à éviter les services de sécurité lui a valu le sobriquet de « Moron noir », une parodie du titre du roman « Le Moron Ecarlat » dont l’héroïne est notable pour son identité secrète.

En plus de s’être déguisé en chauffeur, Mandela s’était également passé pour gardinier et cuisinier pour passer inaperçu des autorités.

Il n’existe aucune théorie solide sur ce qui a conduit à ce qu’il soit finalement exposé, après autant d’années de clandestinité sans ennuis.

5 – L’obsession du droit

Mandela en 1944 avec des camarades étudiants en droit.

Mandela avait son propre cabinet d’avocat, mais il lui a fallu plusieurs années pour obtenir un diplôme en droit.

Il a étudié le droit avec une série d’interruptions pendant 50 ans à partir de 1939, échouant dans la moitié des cours qu’il a pris.

Un diplôme obtenu à l’issue de deux années d’études, en conjonction avec son diplôme universitaire lui ont permis d’exercer et en aout 1952, Oliver Tambo et lui ouvre à Johannesburg le premier cabinet d’avocat géré par des noirs, le cabinet Mandela & Tambo.

A force de persévérance, il finit par obtenir en 1989 un diplôme de droit en prison.

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