Fait divers : la fille du patron

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beyonce

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On ne sait plus où va cette vie qu’on arrive plus à qualifier avec exactitude, tant l’indécence et les tares les plus malsaines sont érigées en ligne de conduite chez le commun des mortels. Dans votre environnement immédiat, tout autour de vous et même au sein de votre propre famille, vous avez souvent des actes qui remettent en cause toutes les valeurs et vertus que vous inculquées à votre progéniture. Il suffit que votre enfant franchisse la porte de chez vous pour que les tentations le détournent du droit chemin. Souvent, il n’a même pas besoin de quitter votre toit car le bourreau y cohabite. Ainsi de Chatou, une jeune fille de 17 ans.

Oumarou le père de Chatou est un père exemplaire, un parent dont chaque enfant en rêver sur terre. En effet, Oumarou s’était fixé comme objectif premier dans sa vie, la satisfaction des besoins de sa progéniture. Et il l’a si bien réussi car sa famille est à l’abri de tout besoin. Chatou surtout, l’unique fille que Dieu lui a donnée sur ses quatre enfants, bénéficie de soins particuliers, d’une attention à toute épreuve. Oumarou s’est fait la conviction que dans la plupart des cas où les jeunes filles sont dupées, ce sont des situations de pauvreté dans lesquelles la jeune fille n’arrive pas à couvrir convenablement ses besoins les plus élémentaires. Pour cette raison, Oumarou s’est forcé à placer sa fille dans les conditions idéales où elle n’aura jamais besoin de solliciter le service d’un tiers. C’était si bellement réussi que Chatou était devenue la coqueluche de son école, celle que toutes les filles enviaient pour ses habits et ses largesses ; en effet, Chatou ne manque aucune occasion pour témoigner vis-à-vis des ses camarades sa générosité en venant au secours de tout celui qui la sollicite.

Oumarou dormait tranquillement, comme on dit, sans se soucier qu’un quelconque événement vienne déstabiliser la vie de sa fille. En retour, il le lui a bien exprimé, il attendait que Chatou réussisse à l’école ; c’est tout. Du jour au lendemain, Chatou satisfaisait le vœu de son père. Elle lui ramenait un bulletin où jamais elle n’a quitté les trois premiers de sa classe. Une éducation parfaite donnée à une fille parfaite. Cette année, Chatou était en terminale et Oumarou était convaincu qu’elle décrocherait son BAC D ; et lui Oumarou, il lui avait fait la promesse de lui payer une bourse d’études aux Etats-Unis. Chatou était aux anges ; elle et toute la famille.

Juin approchait et Chatou n’avait d’yeux que pour ses cahiers. Elle ne sortait pas, ne quittait jamais la maison, même dans le cas où des amies venaient lui rendre visite. Des amies filles bien sûr car Chatou n’a jamais ramené un garçon chez elle. Toujours dans sa chambre à étudier. Même Oumarou s’en était souvent inquiéter de cette assiduité en reprochant à sa fille de temporiser de temps à autre. Chatou ne l’entendait pas de cette oreille ; elle carburait sans cesse dans sa chambre sans jamais monter le visage dehors.

La seule que cette conduite de Chatou inquiétait était sa mère. En femme qui suivait sa fille régulièrement, Fadima nourrissait des inquiétudes somme toute légitimes ; cela fait quelques mois que Fadima ne comprenait plus sa fille ; Chatou avait cessé de laver son linge. Au début, elle avait attribué cela au fait que sa fille grandissait et qu’elle se faisait beaucoup plus discrète quant à son intimité. Cependant, son inquiétude avait grandi davantage quand elle était tombée sur le coton de Chatou qui restait intacte. Elle avait posé des questions à sa fille qui lui avait répondu par un mutisme incompréhensible.

L’examen du BAC approchait. Plus que deux jours. Oumarou avait invité un marabout qui était arrivé de très bonne heure pour réciter une fatiyah sur sa fille. Le marabout récitait les versets qui invoquaient la grâce divine pour Chatou. Oumarou lui, assis face à sa fille était en sueur. Il tremblait presque. A peine le marabout était-il sorti qu’il appela Fadima. La menaçant du regard, il lui demanda : « Depuis quand ta fille est-elle enceinte ? ». Fadima baissa la tête. Oumarou s’affala dans le canapé. Innocemment, Chatou bredouilla : « C’est votre chauffeur qui m’a trompée ».

BIZO

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