Le « ver de Guinée » definitivement éradiqué au Niger

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L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé mercredi l’éradication définitive au Niger de la dracunculose ou « ver de Guinée », une maladie invalidante liée à

la consommation de l’eau contaminée.

« J’ai le plaisir de vous informer que votre pays [le Niger] a été officiellement déclaré exempt de transmission de la dracunculose », a indiqué, le 19 février, un communiqué de la représentation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Niamey, citant une lettre de la directrice générale de l’OMS, Margaret Chan, adressée au ministre nigérien de la Santé.

Le « certificat » de l’éradication de la dracunculose a été remis officiellement le lundi 17 février au ministère nigérien de la Santé, précise l’agence onusienne.

Le Niger, où une majorité de la population ne dispose pas d’eau potable, s’est lancé à la fin des années 80 dans la lutte contre cette maladie qui provoque fièvre et paralysie pendant des mois. La campagne était soutenue notamment par le Centre Jimmy Carter (l’ancien président américain), l’Unicef, la Coopération japonaise et danoise, qui ont distribué des millions de filtres à eau et financé de nombreux points d’eau potable dans les villages.

Une récompense de 5 000 FCFA [7,6 euros] était également attribuée à toute personne qui déclarait un cas de ver de guinée. Résultats: le nombre de cas est passé de 32 829 cas en 1991 à seulement 3 cas en 2008, selon une enquête nationale. « Fin 2013, une équipe d’experts dépêchée sur le terrain a pu constater la fin de la propagation du ver de Guinée au Niger », a noté l’OMS.

Aucun traitement

Encore présent dans plusieurs pays africains, le ver responsable de la maladie vit dans les eaux stagnantes dont les mares où les populations rurales se ravitaillent pour leur consommation. Une fois dans l’organisme humain, le ver s’y développe pour atteindre parfois jusqu’à 80 centimètres en quelques mois.

La seule méthode de guérison consiste à extraire le ver en l’enroulant autour d’un bâton lorsqu’il arrive à percer la peau généralement au niveau des jambes. Cette « chirurgie » lente est accompagnée d’intenses douleurs et peut durer des semaines. Et si l’opération échoue et que le ver se casse, il retourne dans le corps pour se régénérer.

À ce jour, il n’existe aucun vaccin ou médicament contre la maladie.

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