Comportements des exclus du MNSD: La justice, c’est nous !

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Ces mots traduisent depuis un certain temps les propos et les comportements propres aux exclus du MNSD-Nassara, à leur tête Albadé Abouba, Alma Oumarou et Wassalké Boukari.

 

Sinon comment comprendre que malgré toutes les décisions de justice rendues en première et seconde instance par les juridictions du Niger, qui consacraient leur exclusion, Albadé et acolytes continuent à parler et agir au nom du MNSD-Nassara.

 

Les sorties de Wassalké Boukari sur les Radios et Télévisions publiques et privées ainsi que la tournée de Alma Oumarou à Zinder sont la preuve irréfutable que pour ces individus, la justice au Niger se résume à leur personne et à leurs désirs. Mais l’élément le plus révoltant est cette attitude de Alma Oumarou face à la décision de justice rendue par les Tribunaux de Zinder le samedi 23 Mars 2014.

 

En effet, voulant organiser un meeting à Zinder après une tournée qu’il avait organisé dans la région, les responsables légaux du MNSD-Nassara l’assignèrent en référé. Un référé qu’ils remportent car le Tribunal de Justice de Zinder a dit clairement que Alma n’est plus autorisé à parler et à agir au nom du MNSD-Nassara.

 

Mais c’est oublier que pour ces nouveaux Ministres du Guri, transfuges des partis de l’opposition, la loi, se résume à leur seule volonté et la justice n’est pas rendue au nom du peuple mais à leur nom propre. Alma Oumarou passa donc outre la décision de justice et avec le soutien d’Albadé et du PNDS-Tarayya, il organisa son meeting le Dimanche 23 Mars 2014.

 

Quelles leçons tirer de cette attitude de Alma Oumarou ? La première leçon c’est que cet exclu du MNSD et ses amis ont décidé d’insulter les magistrats du Niger et donc le peuple et sa justice tout simplement.

 

La seconde leçon c’est que le Président de la République, chef suprême de la magistrature, en fermant les yeux sur les faits et gestes illégaux de ses Ministres est entrain de violer son serment fait sur le Livre Saint. Ce qui pourrait s’apparenter à un parjure. La troisième leçon, c’est cette complicité des associations des droits de l’homme et des libertés et surtout de la presse qui couvre les activités illégales de ces exclus.

 

Si jusqu’ici l’opposition politique a fait montre d’un comportement sage,responsable et républicain, le président Issoufou doit aussi se convaincre que la violation des lois et règlements de la République surtout le non respect des décisions de justice est un péril grave pour un pays.

 

En sa qualité de premier magistrat et comme il a juré de respecter et faire respecter la constitution et les lois du Niger, Issoufou Mahamadou doit agir en conséquence parce que l’attitude de ses alliés et proches est de nature à mettre en danger la République.

 

Après tout, ce n’est ni à un Hassoumi Massaoudou ou Bazoum Mohamed encore moins des individus du genre Albadé Abouba à qui les Nigériens ont confié leur destinée. Cette confiance sous forme de lourde mission est donnée à Issoufou Mahamadou et seulement à Issoufou Mahamadou par le peuple nigérien.

 

Amadou BELLO Le Monde d’aujourd’hui N°69

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