HALCIA : Contribution des médias dans la lutte contre la corruption au Niger

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Après le personnel des régies financières, les opérateurs économiques et le personnel de la Direction Générale de la Police Nationale, la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HALCIA) poursuit sa dynamique axée sur les échanges à travers le partage de l’information.

 

 

Elle a rencontré hier une autre composante essentielle de la communauté nationale, à savoir les hommes et les femmes des médias. La cérémonie d’ouverture de cette rencontre a été présidée par le ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions, M. Yahouza Sadissou, en présence, du vice-président de la HALCIA, M. Salissou Oubandoma, et des journalistes des médias publics et privés.

En procédant à l’ouverture de cette rencontre, le ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions a salué cette initiative de la HALCIA qui, à travers cette démarche participative et interactive impliquant l’ensemble des forces sociales de notre pays, renforce la lutte contre la corruption qui constitue un des socles sur lesquels reposent la bonne gouvernance et le retour à l’orthodoxie financière prônées par les autorités de la 7ème République.

 

C’est pourquoi, dès son accession à la magistrature suprême, le Président de la République, SEM. Issoufou Mahamadou, a décidé de créer la HALCIA en tant qu’organe permanent de lutte contre la corruption afin de créer les conditions favorables au développement économique et social du Niger à travers la recherche de l’efficacité de la dépense publique et le rétablissement du monopole fiscal de l’Etat fortement érodé par les fraudes de tous genres.

 

Selon M. Yahouza Sadissou, la lutte contre la corruption est un vieux combat pour la presse nigérienne car, par ses analyses, investigations et dénonciations sur les tares de notre société dont entre autres la corruption, cette dernière a toujours su donner de la matière aux organes de contrôle en matière de lutte contre ce fléau. Ainsi, a-t-il souligné, les médias sont des acteurs incontournables dans la lutte contre la corruption.

 

 »C’est pourquoi la convention des Nations-Unies contre la corruption, ratifiée par notre pays, engage chaque Etat-Partie à prendre des mesures appropriées pour favoriser sa participation à la prévention et à la lutte contre ce phénomène. Cette convention engage ainsi les médias à mieux sensibiliser le public à l’existence, aux causes, à la gravité de corruption et à la menace que celle-ci représente », a-t-il indiqué.

Cependant, a dit M. Yahouza Sadissou, de l’émergence d’une presse pluraliste à nos jours, l’histoire de l’exercice de la liberté de la presse retiendra que les hommes des médias ont, à maintes reprises, mis à nu les malversations, les pratiques néfastes et autres atteintes aux droits économiques des citoyens.

 

Le ministre de la Communication et des Relations avec les institutions a enfin invité les journalistes à poursuivre cette œuvre de salubrité publique dans le strict respect des principes déontologiques puisque les pouvoirs publics ont mis à leur disposition le cadre institutionnel et juridique adéquat, propre à garantir le plein exercice de leur profession.

 

Il a réaffirmé qu’il reste attentif à toutes les recommandations et suggestions qui seront issues de ces échanges, et pris l’engagement de tout mettre en œuvre en vue de leur concrétisation.
Auparavant, dans son discours introductif, le vice-président de la HALCIA a expliqué que la lutte contre la corruption est un sujet à la fois passionnant et vaste, mais d’actualité et qui nous interpelle tous.

 

Il s’agit également d’un sujet technique qui nécessite des acteurs impliqués dans la lutte, d’une lecture commune des textes et d’une vision commune de la nocivité du phénomène.
 »La présente rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’une des composantes essentielles des missions de la HALCIA, à savoir la réflexion, les échanges et l’information avec des acteurs impliqués dans la lutte contre la corruption », a dit en substance le vice président de la HALCIA.

Il a indiqué que les médias jouent un rôle central dans le cadre de la lutte contre la corruption lorsqu’ils dénoncent les faits et actes de corruption constatés au sein de la société et dans les différents services publics, parapublics ou privés, et ont la responsabilité de veiller à ce que les pouvoirs, dans leurs différents compartiments, fassent l’objet de contrôle attentif pour lutter contre ce fléau.

Hamma Wakasso AÏchatou

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