HALCIA et Présidents des Jurys BEPC 2014 : Combattre la corruption dans le secteur éducatif

0
117

Une rencontre a réuni, dimanche dernier, au Stade général Seyni Kountché de Niamey, la Haute autorité de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HALCIA) et les principaux intervenants dans l’organisation des examens du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) notamment les membres des jurys.

 

La cérémonie d’ouverture de la réunion a été présidée par le Secrétaire général du Ministère des Enseignements Secondaires en présence du Président de la HALCIA, des cadres du ministère des enseignements Secondaires, du Conseiller du gouverneur de la Région de Niamey et des membres de la HALCIA.

 

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des actions de sensibilisation et de mobilisation sociale menées par la HALCIA pour susciter un large engagement dans la lutte contre la corruption au Niger. Elle vise à sensibiliser les acteurs de l’organisation du BEPC sur le phénomène de la corruption dans le domaine de l’éducation, marquant aussi le début d’une campagne d’affichage et de diffusion des messages de lutte contre la corruption au sein des centres d’examen et des établissements scolaires.
Le président de la HALCIA, M. Issoufou Boureima a officiellement remis les affiches au Secrétaire général du ministère des Enseignements secondaires. Les épreuves des examens du BEPC débutent aujourd’hui mardi 24 juin.
 Dans son intervention au cours de la rencontre, le Secrétaire général du ministère des Enseignements Secondaires, a attiré l’attention des membres du Jury. «Vous allez juger les élèves et c’est l’une des tâches les plus noble du métier d’enseignement» leur a-t-il dit.Cependant devait rappeler M. Elhadji Boubé Mamane depuis quelques années, les examens sont entachés de plusieurs fraudes.  »C’est ainsi que les centres d’examens deviennent des centres de négociation de toutes sortes, de concussions, de corruption, de pratiques abjectes de tout genre », a-t-il indiqué.
Une situation qui ajoute-t-il ne fait honneur à personne, surtout pas à l’enseignant qui doit être un modèle de probité dans la société. Le Secrétaire général du ministère des Enseignements Secondaires d’évoquer quelques types de fraudes aux examens.
Il s’agit entre autres de la communication entre les candidats pendant les épreuves ; l’utilisation d’informations ou de documents non autorisés, l’utilisation des moyens de communication comme le téléphone ; la substitution d’identité lors du déroulement des épreuves ; la falsification de relevé de notes ou de diplôme, celle des pièces d’identité, la diffusion et la communication de documents confidentiels, comme les sujets d’examens par exemple ; le vol et recel de documents administratifs, la corruption ou tentative de corruption d’un agent de la fonction publique en vue d’obtenir des documents confidentiels, etc.

 

C’est pour cette raison que des instructions ont été données par les plus hautes autorités de la 7ème République, en vue de rompre avec ces pratiques illicites et dégradantes. «Nous devrons tout mettre en œuvre pour organiser des examens propres.

Nous devons permettre aux élèves méritants d’obtenir leurs diplômes et donc contribuer à la culture de l’excellence», a souligné le Secrétaire général du ministère des Enseignement Secondaires. M. Elhadji Boubé Mamane a enfin réaffirmé le soutien de la ministre des Enseignements Secondaires et toute sa disponibilité pour soutenir cette initiative.Pour sa part, le président de la HALCIA s’est réjoui de se retrouver aux côtés des cadres du ministère des Enseignements secondaire pour échanger sur l’organisation des épreuves du BEPC 2014.

 »Cette rencontre se tient sur sollicitation du ministère. Nous sommes là, pour vous accompagner dans le déroulement des examens de fin de cycle des collèges du Niger» a indiqué M. Issoufou Boureima.
Il a par ailleurs salué cette initiative du gouvernement de la 7ème République qui manifeste ainsi clairement et courageusement sa volonté de mettre un terme à la pratique de la fraude et de la corruption dans l’organisation des examens.
 »C’est aussi la preuve de l’ambition du gouvernement de faire de l’école nigérienne un terreau de culture de la qualité » a ajouté M. Issoufou Boureima qui a assuré que son institution, la HALCIA, mettra à cet effet son expertise dans la détection de la fraude et de la corruption au cours de l’organisation des présentes épreuves et renseignera les autorités compétentes.

 

 »La HALCIA se propose de marquer sa présence aux côtés des principaux organisateurs dans tout le processus » a-t-il

prévenu.Parlant des moyens d’action de la HALCIA, il indique que, ces moyens porteront aussi bien sur la prévention que sur la répression. Ainsi, «au titre de la prévention nous avons conçu ensemble avec le ministère requérant une campagne de sensibilisation.

Et sur le terrain de la répression, il importe de savoir que les investigateurs de la HALCIA, sont aujourd’hui aguerris pour déceler les cas de fraude aux examens notamment dans l’analyse tant des listes, des procès-verbaux de délibération que des copies des candidats. Nous avons le temps et les moyens pour le faire », a-t-il averti.

 

M. Issoufou Boureima a profité de cette occasion pour lancer un appel à la population, aux parents d’élèves, à la société civile préoccupée par le problème de la fraude aux examens, aux candidats honnêtes à qui la fraude et la corruption portent directement préjudice, de prêter mains fortes pour la réussite de cette initiative en dénonçant les auteurs, coauteurs de cette dérive.

Ali Maman

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez saisir votre commentaire
Please enter your name here