La justice annule la révocation des 220 agents de la Police municiplale

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La chambre du contentieux en son audience du 19 janvier 2015 s’est prononcée  dans l’affaire Yacouba Mahamadou secrétaire général du  Syndicat Unique des Agents de la Police Municipale (SUAPOM ) et 203 autres contre la ville de Niamey.
La chambre du contentieux annule les effets de l’arrêté du maire central de Niamey  ce qui réhabilite d’office les 204 agents de la police municipale dans leur fonction.
Pour rappel, la ville de Niamey se réveille ce samedi 15 novembre sans police municipale. Les 220 agents ont tous été révoqués par un arrêté du préfet maire de la ville, Assane Seydou.
Les autorités municipales reprochent aux agents le déclenchement d’une grève de 48 heures sans service minimum, l’interruption du service public et la destruction de biens.
La grève, violemment réprimée par la brigade d’intervention de la police, a fait de nombreux blessés parmi les agents municipaux et quelques dizaines de personnes sont toujours en garde à vue, selon le syndicat.
Dans son arrêté de révocation, le préfet maire va plus loin dans les sanctions : les 220 policiers municipaux révoqués ne peuvent prétendre à aucune indemnité de licenciement. Quant à la direction de la police municipale, elle donne un délai de 48 heures aux agents pour qu’ils rendent leur dotation.
Depuis la révocation des 220 agents, les bâtiments de la municipalité sont gardés par un détachement de la police nationale. Les quelques agents encore en liberté ont trouvé refuge à la CDTN, la Confédération démocratique des travailleurs nigériens.
Les agents de la police municipale, qui revendiquaient de meilleures conditions de vie, et de travail se retrouvent aujourd’hui au chômage.
Cette décision de justice  reintegrant  les agents de la police municipale, intervient  deux mois  après leur révocation.
Pour l’instant Agents de la police municipale attendent impatiemment l’application de cette décision par le maire central de la ville de Niamey.

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