Mohamed Ali n’est plus

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MohamzdAliboxe

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L’icône de la boxe surnommée « The Greatest » a succombé à la maladie de Parkinson, vendredi, à l’âge de 74 ans.

Mohamed Ali, personnalité marquante de l’histoire du 20e siècle, s’est éteint dans un hôpital de Phoenix, dans l’Arizona, selon un communiqué de sa famille.

« Le triple champion du monde des lourds est mort dans la soirée », a indiqué le porte-parole de la famille, Bob Gunnell.

Mohamed Ali était hospitalisé depuis jeudi pour soigner un problème respiratoire dans une clinique de Phoenix, où il s’était établi avec sa quatrième épouse Lonnie.

Il souffrait depuis les années 1980 de la maladie de Parkinson et avait déjà été hospitalisé à deux reprises fin 2014 et début 2015 pour une pneumonie et une infection urinaire.

Né Cassius Clay, ce petit-fils d’esclaves s’est mis à la boxe pour se venger d’un gamin qui lui avait volé son vélo.

Très vite, avec la force impressionnante de ses poings, il collectionne les victoires et les titres.

Champion olympique à Rome, en 1960, à l’âge de 18 ans, il devient ensuite champion du monde WBA en 1964, en battant Sonny Liston par KO au septième round.

Le lendemain, il décide de changer de nom et se fait appeler Cassius X, en l’honneur du leader des « Black Muslims », Malcolm X.

Un mois plus tard, il se convertit à l’islam et prend le nom de Mohamed Ali.

Il conservera son titre mondial jusqu’en 1967, date à laquelle il refuse d’aller faire la guerre au Vietnam. « Je n’ai pas de problème avec les Vietcongs », avait-il proclamé le 17 février 1966.

Vilipendé par une majorité de l’opinion publique américaine, Ali est considéré par d’autres comme un champion de la cause des noirs, qui se battent alors pour l’égalité des droits.

Déchu de ses titres, interdit de boxer pendant trois ans et demi, il redevient champion du monde en 1974, en remportant les titres WBA et WBC lors de sa victoire par KO sur George Foreman, lors du mythique « Rumble in the jungle », le « Combat dans la jungle », à Kinshasa, au Zaïre, aujourd’hui République démocratique du Congo.

Ce combat, aussi médiatique que spectaculaire dans son organisation et son déroulement, marque le sommet de sa carrière.

C’est lors de la préparation de ce duel qu’il avait lâché l’une de ses plus mémorables tirades : « Je me suis déjà battu contre un alligator, j’ai déjà lutté avec une baleine. La semaine dernière, j’ai tué un rocher, blessé une pierre, et envoyé une brique à l’hôpital. Je suis tellement méchant, je rends la médecine malade! »

Mohamed Ali perdra ensuite son titre face à Leon Spinks, le 15 février 1978, et l’a récupéré en prenant sa revanche, le 15 septembre de la même année.

Retraité en 1979, il est contraint de remettre les gants deux ans plus tard, à 39 ans, faute d’avoir su gérer sa fortune.

En octobre 1981, il est tristement humilié par son compatriote Larry Holmes, trop fort pour lui. Ali n’est plus « le plus grand », mais il s’entête. En décembre de la même année, une défaite face à Trevor Berbick sera son dernier combat.

Image copyrightAP

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