Niger Présidentielles /Affaire Bazoum : la Cour Constitutionnelle recule devant la vérité ?

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Les sept membres de la Cour Constitutionnelle font certainement face à l’histoire. Si par le passé l’ancienne présidente Mme Bazeye sous la 5ème République avait pris son courage à deux mains et rentrer dans l’histoire politique du Niger en disant non  à la modification de la constitution voulue par le Président Tandja, les membres actuels eux ne semblent être compris par une frange importante de la population nigérienne.

Comment en effet se demande–elle des juges assermentés semblent reculer de dire la vérité, toute la vérité sur les pièces fournies le candidat du parti au pouvoir.

La flagrance, la supercherie saute à l’œil nu quand on constate simplement que la nationalité de Mr Bazoum Mohamed existe en plusieurs exemplaires et fait curieux établie seulement en 1985 après son cursus scolaire et universitaire.

A travers une série de messages circulant sur les réseaux sociaux, certains nigériens pensent que les membres de la Cour de Constitutionnelle devraient mesurer toute la gravité de la chienlit actuelle et prendre au sérieux les commentaires que suscitent l’affaire Bazoum dans la mesure où la souveraineté du Niger ne doit en aucun être écornée.

Ce qui du reste justifie les requêtes en cascade auprès de la Cour pour rejeter la candidature de Bazoum Mohamed.

Après certains leaders de l’opposition, l’ancien président nigérien Salou Djibo décide à son tour de saisir ladite Cour pour « re-statuer » sur la nationalité de ce dernier.    

Salou Djibo qui affirme son attachement au respect de la loi estime qu’au regarde de l’évolution actuelle du processus électoral, si nous ne prenons garde laisse présager une crise politique et un lendemain incertain pour notre pays le Niger.

L’ancien chef de la junte militaire (2010) demande au Président de la République de prendre des dispositions pour préserver la quiétude sociale et invite également la Cour Constitutionnelle de réexaminer le cas de Mohamed.

Le General  Salou Djibo appelle en particulier au Président de la République, garant du respect de la Constitution « à s’investir afin que la lumière soit faite sur cette situation et que la paix sociale soit préservée, car nul ne peut rester indifférent ou neutre face à la gravité de la situation.

Conseil de la République

Salou Djibo demande aussi au Président de la République de convoquer le Conseil de la République conforment à l’article 69 de la Constitution et affirme son attachement au respect de la loi, ainsi que son engagement à se battre pour un véritable état de droit et traitement équitable pour tous dans l’intérêt supérieur du Niger ».

Cette déclaration a été rendue public en présence d’une trentaine de leaders politiques parmi lesquels, le président du MPR Jamhuriya, le représentant du Moden FA Lumana, le représentant de MPN Kichin Kasa, le représentant, de Amin Amen  coïncide avec le communiqué publié ce mardi 15 décembre  le président et candidat du MNSD Nassara, president de l’Alliance pour la République (APR).

Pour Seyni Oumarou, la Cour constitutionnelle doit dire le droit conformément aux lois de la République concernant l’éligibilité de Mohamed Bazoum, candidat du PNDS Tarayya et a interpellé le Président de la République en ce sens.

Le candidat du MNSD précise que « ne pouvant s’accommoder d’une telle situation faite de déni du droit et qui met gravement en péril la paix et la sécurité nationales », il interpelle le Président de la République sur son rôle de garant de la Constitution et du fonctionnement régulier des institutions de la République.

Il a aussi interpellé les membres de la Cour constitutionnelle à qui elle a demandé de juger conformément à leur serment et aux lois de la République.

De l’avis de certains analystes, la dissolution comme en 2009 de la Cour Constitutionnelle actuelle n’est pas à écarter pour préserver la paix dans le pays.

Affaire à suivre

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