Président du Conseil National du Patronat du Niger (CNPN) : « Plaidoyer vers les pouvoirs publics pour atténuer les effets néfastes de la pandémie »

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Monsieur le président, pouvez nous dire les missions assignées au Conseil National du Patronat du Niger ?

Le Conseil National du Patronat est une Union des Groupements des Professionnels d’Employeurs du Niger, crée en juillet 2001 dans le but de défendre ses adhérents en vue de promouvoir les intérêts économiques, moraux, matériels et professionnels de ses membres auprès des instances nationales, régionales et internationales. Le Conseil National du Patronat du Niger compte à son sein 17 Organisations Syndicales d’employeurs de toutes activités confondues dont les Groupements et Structures des Femmes, Chefs d’Entreprises.  Il a pour mission la représentation des intérêts de tous ses adhérents auprès des pouvoirs publics de la République du Niger. Il constitue un cadre de concertation approprié pour une coopération dynamique et assure la cohésion indispensable de ses membres. Il a le devoir de plaider en faveur de l’instauration d’un environnement favorable au développement du secteur privé au Niger ; de fournir des services de qualité à ses membres afin d’accroitre leur compétitivité et leur productivité ; renforcer le dialogue social avec les partenaires sociaux. Il contribue à l’amélioration du climat social au Niger. Le CNPN emploie plus de 500 000 personnes dans 70% des activités du secteur moderne que sont : industrie, agriculture, assurances, transports logistiques, transports urbains, transport de marchandises, Energie, transit et manutention, technologie de l’information et de la communication, santé, entreprenariat féminin, commerce général et services, mines et pétrole, entreprenariat des jeunes.    

Récemment, vous avez été reçu par le Président de la République Mohamed Bazoum. Que peut-on retenir de cette rencontre ?

En effet, nous avons félicité le Chef de l’Etat pour son accession à la magistrature suprême du pays, fait part de notre disponibilité à participer au processus de la dynamisation de la vie économique du pays à travers son programme de promotion du secteur privé. Nous avons aussi présenté notre structure au Chef de l’Etat et également introduire brièvement les grandes difficultés que le secteur privé rencontre dans un contexte de crise sécuritaire de pandémie à Covid-19 et de morosité économique mondiale. Nous avons aussi suggéré des pistes de solutions pour faire face à cette situation et le président a pris bonne note et nous a rassuré d’instruire son gouvernement pour créer les conditions d’une grande rencontre de concertation en vue d’améliorer l’environnement économique de notre pays.    

La pandémie à Corona virus qui sévit dans tous les pays a freiné  l’économie du monde entier. Comment se porte aujourd’hui le secteur privé nigérien ?

Il faut reconnaitre que depuis un certain temps les entreprises privées rencontrent beaucoup de difficultés dans tous les secteurs d’activités et cela, malgré les efforts de ces dernières pour l’amélioration de l’environnement institutionnel avec une morosité économique mondiale persistante. Il s’agit de : la fiscalité, le financement, la concurrence déloyale, la corruption, rupture d’égalité dans les passations de marchés, rares mesures d’accompagnement des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et Petites et Moyennes Industries (PMI). A ceux-là viennent s’ajouter la pandémie à Corona virus qui a occasionné de graves perturbations qui ont frappé l’offre et la demande intérieures. Plusieurs secteurs sensibles ont connu une régression drastique de leurs activités, c’est le cas notamment : du tourisme, transport, hôtellerie pour ne citer que ceux-là.

Face à cette situation, quelles sont les actions menées par le Conseil National du Patronat pour améliorer le secteur privé nigérien ?

Notre structure est en train de mener des actions de plaidoyer vers les pouvoirs publics pour atténuer les effets néfastes de la pandémie ; nous avons mené des enquêtes pour identifier les secteurs les plus touchés par cette situation. Contrairement à nos homologues, le CNPN ne bénéficie pas de financement de l’Etat dans leurs activités.

Monsieur le président, concrètement, quelles sont les difficultés auxquelles votre structure est confrontée ?

En effet, notre structure est confrontée à un certain nombre des difficultés dont ce qui nous dérange le plus est le fait de confondre le Conseil National du Patronat du Niger et la Chambre du Commerce et d’Industrie du Niger (CCIN). Nous avons du mal à convaincre les administrateurs, les entreprises et le public d’une manière générale du fait que le Conseil National du Patronat du Niger et la Chambre du Commerce et d’Industrie du Niger sont deux structures différentes

Quel est votre appel à l’endroit du Gouvernement et des partenaires relativement au développement du secteur privé au Niger ?

Nous souhaitons l’appui du Gouvernement et des Partenaires Techniques et Financiers dans le cadre du renforcement du dialogue public-privé ; du renforcement des capacités des structures d’encadrement du secteur privé, mettre en œuvre les politiques qui sont élaborées pour la promotion du secteur ; promotion d’un environnement favorable aux investissements et au financement adéquat de l’économie et à faciliter la participation des entreprises nigériennes dans les grands projets de développement (infrastructures, exploitation de pétrole etc.).

Réalisée par Aïchatou Hamma Wakasso(Onep)

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