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Société

Crise alimentaire : le désarroi du gouvernement nigérien

photocrisealimentaireLes besoins de financement de l’Appel Global Consolidé (CAP) pour 2012 au Niger ont été réévalués par le gouvernement et ses partenaires à 450 millions, presque le double du montant initialement requis ont-ils indiqué dans un communiqué de presse.

Selon l’enquête de vulnérabilité des ménages à l’insécurité alimentaire publiée par le gouvernement en janvier 2012 de, 6,4 millions de personnes seraient vulnérables à l’insécurité alimentaire. ‘’Le CAP prend également en compte les nouveaux besoins nés des conséquences de la crise au Mali’’ a précisé le communiqué. Lire la suite...

Flambée des prix de materiaux: construire un casse tête pour les Nigériens

«J'ai arrêté les travaux de construction de mon chantier, il y a déjà à peu près trois mois. Je n'ai plus d'argent pour pouvoir continuer; les prix de matériaux ont pris l'ascenseur, je ne peux plus acheter de grandes quantités de tôles, de ciment et de paquets de fer ; tout coûte cher'', déclare Idé Hamadou, enseignant depuis plus de 20 ans. Ce père de six enfants, qui habite au quartier Rive Droite de Niamey, voulait en finir avec les problèmes de location, construire et habiter sa propre maison. Selon lui, les travaux de construction de sa maison, qu'il est entrain de bâtir sur un terrain de 400m2, étaient déjà assez avancés, quand il s'est rendu, il y a deux mois au marché de Katako, pour se ravitailler en matériaux de construction. Quelle ne fut sa surprise de constater que les prix des matériaux de construction ont subi une hausse vertigineuse.


Il faut se dire qu'aujourd'hui au Niger, construire une maison en matériaux définitifs n'est pas à la portée de n'importe quel fonctionnaire de l'Etat. En effet, tout le monde s'accorde à dire que, les matériaux de construction, qui n'étaient déjà pas abordables pour la majorité des Nigériens, ont connu ces derniers temps une hausse vertigineuse. Ainsi, la tonne de ciment, qui était vendue entre 120 000 et 136000 FCFA, est vendue aujourd'hui à 140 000 voire 160 000FCFA chez certains spéculateurs. Le mètre de la tôle se vend à la NIGERAL entre 3000 et 7000 FCFA, selon la qualité. Le paquet de fer se trouve à 35000 FCFA ; le contenu d'une benne de gravier (voyage) a aussi connu une hausse en flèche : il se vend à 100000 FCFA, et la même quantité de sable tamisé coûte 25000 FCFA, tandis que celle de sable simple est à 15000 FCFA. En ce qui concerne le sable ''tout venant'', il est vendu à 30000 FCFA.

Quant aux planches, les prix varient de 7000 à 8000 FCFA. ''Je vous assure que, que l'on soit fonctionnaire, cadre moyen, ouvrier ou même un commerçant, il est difficile de construire son propre logement. Et la principale cause est la cherté des matériaux de construction. Depuis 2008, que j'ai débuté les travaux de mon chantier, je ne suis pas encore arrivée à le terminer. Avant, j'achetais les matériaux de construction moins chers, mais les prix ont monté sans aucune explication préalable. C'est inquiétant !'', a déploré Mme Ramatou Alfary, une fonctionnaire à Niamey.

Les avis des consommateurs concordent, et cette flambée a été signalée au niveau de l'Institut National de la Statistique qui, au mois de mars 2012, indique dans son bulletin que l'indice des prix des matériaux de construction (IPMC) est ressorti en hausse de 0,3% en s'établissant à 100,2 points de pourcentage contre 99,9 points au mois précédent. Selon le service de la statistique, cette situation résulte principalement de la hausse des prix des ''liants hydrauliques'' (+0,1%), du '' fer à béton'' (+0,7%), de la ''menuiserie'' (+2,2%), de ''l'électricité'' (+2,3%), des prix du ''bois'' (+1,4%), des ''revêtements et étanchéité'' (+0,1%) de la ''peinture'' (+1,1%) et de la ''tôle'' (+1,7). Cette hausse du niveau général des prix des matériaux de construction a été atténuée par la baisse de la ''plomberie sanitaire'' (-0,6%) et des ''profiles'' (-5,0%).

Oui, les consommateurs se plaignent de cette cherté, qui n'a d'ailleurs rien à avoir avec une quelconque pénurie. En effet, aussi bien dans les différents dépôts privés de matériaux de construction que nous avons visités à Katako, que dans les quartiers périphériques, les matériaux sont disponibles. Par exemple, à l'établissement Aboubacar Charfo, nous avons trouvé des camions de ciment venus de Lomé. Il faut par ailleurs expliquer que l'ensemble des matériaux son importés des pays de la zone de l'UEMOA, principalement du Togo.

Les coûts élevés des tôles et du ciment obligent certains à abandonner leurs travaux de construction

«J'ai pris un crédit à la banque pour construire ma maison. Avant la finition, l'argent est fini. Ainsi, j'ai vendu la maison en chantier à un commerçant de mon quartier pour aller trouver une parcelle dans un quartier périphérique, afin de pourvoir construire. J'étais sur ce second chantier quand les prix ont encore commencé à flamber, surtout le ciment. Cette fois-ci, je vais attendre, peut-être d'ici la fin de l'hivernage, pour voir si les prix vont dégringoler'', indique Tahirou Issa, un habitant de Niamey au quartier Harobanda. Actuellement, il ne fait que regarder son chantier qui a absorbé et ses économies et les revenus de la vente de son premier chantier. Selon lui, l'intérieur de la maison n'est ni crépi, ni revêtu. Quant au reste, comme par exemple le carrelage, le plafonnage, la peinture ou autres commodités, il n'ose même pas y penser, parce que les matériaux de construction coûtent trop cher.

La plupart des entrepreneurs que nous avons rencontrés expliquent que quand l'hivernage s'annonce, les prix des matériaux de construction montent. Mais, selon Aboubacar Charfo, propriétaire d'un établissement spécialisé dans la vente des matériaux de construction, ce phénomène peut s'observer même en dehors de l'hivernage. Pour lui, cela peut s'expliquer par plusieurs causes, dont principalement l'augmentation des frais de transport. ''Cette année, le Niger, et plusieurs autres pays de la sous région sont en chantier, ce qui fait que la demande est très forte. Ainsi notre parc automobile est insuffisant pour satisfaire l'acheminement des produits jusqu'au Niger. Quand nous achetons les matériaux, nous les déposons dans les magasins, et chaque jour, nous payons des frais de dépôt par tonnage. Notre société de cimenterie est toujours en chantier ; tout ceci peut expliquer la cherté des matériaux de construction''.

Cependant, au niveau de l'établissement, les prix de matériaux sont peu abordables, selon les clients. ''Nous cherchons toujours à satisfaire la clientèle. C'est pourquoi nous avons tout fait pour stabiliser le prix de la tonne de ciment à 140 000 FCFA, bien que d'autres la vendent à 150 000 FCFA en ville. Avec la libéralisation du commerce, nous vendons en détail, en semi gros, et aussi en gros. Nous faisons tout pour arrêter la spéculation en inondant le marché avec des matériaux de construction. A un moment donné, nous avions bloqué le prix de la tonne à 138 000FCFA, mais ces derniers temps, la flambée est due au coût de transport'', explique-t-il.

Le sable aussi

L'exploitation du sable est difficile en certaines périodes de l'année. A la date actuelle, le prix est abordable, mais en début de saison d'hivernage, l'exploitation du sable et du gravier devient difficile. Selon Idi Boureima, conducteur de camion et vendeur de sable au quartier Lazaret, ''pendant l'hivernage, l'exploitation du sable, ainsi que celle du gravier, ne sont pas du tout facile en ces périodes de pluie, car, avec la crue des eaux, leurs extractions deviennent difficiles. A cela, il faut ajouter l'augmentation abusive des taxes fixées par les mairies dans les arrondissements où se trouvent les carrières''.

Quant à Harouna Kadri, un entrepreneur, il pense que l'hivernage n'est qu'un prétexte pour les spéculateurs, car avec ou sans hivernage, les matériaux sont toujours chers, chaque fois une augmentation est observée. Ainsi, l'Etat doit prendre des dispositions par rapport à ces spéculations dont les seules victimes sont les populations. Il est évident qu'avec la nouvelle unité de production de ciment d'une capacité de 540.000 tonnes annuelles, les besoins nationaux seront couverts et le prix de vente du ciment seront réduits. Cette unité a pour objet la fabrication, la transformation et la commercialisation du ciment, de la chaux, du plâtre, du gravier, du sable, des minéraux, du bois, des cailloux artificiels etc. Souhaitant que la stabilisation des prix sur le marché et la régularité des approvisionnements en ciment pour le Niger seront assurées.
Alou Mamane

Niger Express

La CGT dénonce le retour des retraités aux emplois supérieurs de l'Etat

CGTT

La Confédération Générale du Travail (CGT-NIGER) a célébré à sa manière, la fête du travail hier, à travers un défilé suivi de meeting organisé par ses membres au rond point château N°8 de Niamey. Au cours de ce meeting, la centrale syndicale a noté des efforts constants de la part du Président de la République pour parachever l'installation du cadre républicain et démocratique. La CGT a toutefois dénoncé ce qu'elle a appelé « les forces obscures tapies à l'ombre du Chef de l'Etat travaillant à tisser leur toile d'égoïsme et d'intérêts afin d'en faire leur otage et mieux le soustraire de ses obligations vis-à-vis de se peuple.


Le défilé proprement dit a débuté de la Station d'essence Sikieye du quartier plateau au château N°8 de Niamey. Les syndicats affiliés à la centrale ont émerveillé le public à travers des démonstrations, des pas de danses et des slogans. Au cours de ce meeting, le secrétaire général de la CGT-Niger, Elhadj Amadou Mahamadou, a fait une brève genèse de la journée du 1er mai avant de dire que, c'est l'occasion pour sa centrale de réaffirmer leur option pour un syndicalisme revendicatif dans l'intérêt supérieur des militants. Selon lui, l'exploitation politique ou économique de l'homme par l'homme, dans ses formes élémentaires ou élaborées, reste la sève nourricière du système capitaliste qui est entré, il y a quelques années déjà, dans une lente phase, d'effondrement.

Au plan national, Elhadj Amadou Mahamadou a dit que pour rester dans le sillage du politique important accompli par le peuple nigérien, ils ont opté pour la mise à l'essai de l'équipe de M. Brigi Rafini. «Nous jugerons à l'aune les résultats des membres du gouvernement », a-t-il dit. Selon lui, si des critiques fusent, si des insatisfactions font jour, c'est bien parce que certains hommes et femmes aux commandes de l'Etat accumulent des contreperformances qui plombent les résultats de l'ensemble de l'équipe. Toujours au plan de la gouvernance politique, la CGT-Niger a observé une course frénétique des nouvelles autorités vers un gaspillage des maigres ressources de l'Etat. « A titre d'exemple, la loi des finances 2012 illustre cet état de fait: le budget de la présidence a connu une augmentation de l'ordre de 30% ; le; traitements et autres avantages des ministres et des députés ont connu un relèvement en flèche. Comme si cela ne suffisait pas, le gouvernement s'adonne à la création d'une nouvelle bourgeoisie avec la nomination des directeurs de cabinet des ministres budgétivores et une loi pour ramener les retraités aux emplois supérieurs de l'Etat en flagrante contradiction avec le programme de 50 000 emplois aux jeunes », a-t-il ajouté.

La CGT a toutefois reconnu l'exploit réalisé par les autorités de la 7ème République en un an. Mais selon la centrale, il est impérieux que le gouvernement utilise les ressources tirées de nos industries minières et pétrolières pour permettre à chaque nigérien d'accéder quotidiennement à trois repas par jour, de se faire dignement soigner et de permettre à tous les enfants et les adultes d'accéder à une éducation de qualité et gratuite.
Écrit par  Seini Seydou Zakaria le Sahel

Douane: Le contrat avec la COTECNA S.A entre affairisme et violation de loi ?

COTECNA
On se souvient  que  le 29 décembre 2010, (c’est-à-dire  sous la transition de Djibo Salou), le gouvernement   a signé uncontrat avec la société COTECNA S.A portant sur la fourniture d’inspection et de vérification des importations en République


 

du Niger.  Ce contrat  douteux, signé pendant une période exceptionnelle  de l’histoire de notre pays serait en train 

d’être mis en application par les  responsables actuels de la Douane.  En effet, par décision N° 000000032 du 12  APR 2012 

(lire AVRIL en français)  et par  une note  circulaire  N° 000 3 du 13 avril 2012, le Directeur Général de la Douane annonce

le début de la vérification des marchandises par scanner conformément audit contrat. Questions : pourquoi, un intérêt subit à ce contrat qui du reste, n’a pas pu connaître son application au cours de cette

même transition ? Qu’est ce qui a motivé les autorités de la transition à s’intéresser à un tel contrat ?  A-t- il été pris en compte par la loi des finances 2012 ? Les dispositions du   Code  des Douanes  prévoient –elles un tel contrat ? Ce sont autant de questions qui taraudent aujourd’hui, l’esprit de beaucoup de Nigériens, surtout quand certaines sources

indiqueraient que l’Etat du Niger  doit plus de 10 Milliards à la COTECNA.  Ce qui  pousse d’ailleurs, certains de nos

concitoyens à demander un audit autour de la Taxe sur la Valeur Importée (TVI). En tout  cas, la HALCIA  est interpellée

pour mener une enquête  autour de ces  deux questions, c'est-à-dire, le contrat et la TVI qui font aujourd’hui, objet de

polémique. Dans tous les cas, pour  beaucoup de citoyens, ce contrat  sentirait l’affairisme  car, selon toujours les mêmes  sources,

dans sa conception jusqu’à la note circulaire, aucun directeur national, encore moins un chef d’unité n’aurait été impliqué.

Il serait perçu  (le contrat) dans les milieux de la  douane  comme une dévalorisation de la fonction du douanier et une

escroquerie  au détriment de l’Etat du Niger   . Et ,  pour preuve , selon  une  circulaire , pour pouvoir passer au scanner

(  qui est d’ailleurs obligatoire ) , chaque camion doit payer 30.000 FCFA .  Une épreuve qui ne peut ni permettre de 

connaître la quantité de la  marchandise, ni, la valeur de la marchandise .Alors, il y a lieu à tout point de vue, pour les

autorités douanières de revoir leur copie au risque d’entamer cette  renaissance économique qui fait aujourd’hui  la fierté 

de tous les Nigériens. 

Lutte Africaine CEDEAO: Le Niger sacré champion face au Sénégal

245 3172C’est  ce  dimanche 23 avril   qu’a pris fin à Niamey à l’arène de lutte traditionnelle la 8ème édition du Tournoi de lutte africaine de la Cedeao communément appelé Tolac.

Trois jours durant les lutteurs du Sénégal, Bénin, du Burkina Faso, de la Guinée Bissau, de la Guinée Conakry, du Mali, du Nigeria, du Togo, du Niger et de la Gambie se sont affrontés à raison de cinq lutteurs par pays.

En classement par équipe c’est le Niger qui s’est classé premier suivi du Sénégal et du Mali. La phase finale en équipe a opposé les lutteurs nigériens aux lutteurs sénégalais. Ces deux équipes se connaissent très bien. A chaque tournoi ces deux pays s’affrontent en finale.

A la fin des combats le Niger s’en est sorti avec quatre victoires contre une pour le Sénégal. Le lutteur sénégalais Malal N’Diaye a eu raison sur le double champion nigérien Laminou Maidaba. Mais ce dernier a pris sa revanche dans le combat individuel où il a terrassé le même Malal N’Diaye pour afin obtenir la médaille en or dans cette catégorie de plus de 100 kg. Ainsi dans les combats individuels, le Niger s’est classé premier suivi du Sénégal et du Nigéria.

Cependant la grande moisson en médaille d’or revient au Sénégal qui a obtenu trois médailles d’or sur les cinq. Les deux autres médailles d’or ont été remportées par le Niger, pays organisateur.

Souleymane Maâzou,KOACI.COM NIAMEY; copyright © koaci.com

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