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    Publié en : Mai 04, 2012

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    «J'ai arrêté les travaux de construction de mon chantier, il y a déjà à peu près trois mois. Je n'ai plus d'argent pour pouvoir continuer; les prix de matériaux ont pris l'ascenseur, je ne peux plus acheter de grandes quantités de tôles, de ciment et de paquets de fer ; tout coûte cher'', déclare Idé Hamadou, enseignant depuis plus de 20 ans. Ce père de six enfants, qui habite au quartier Rive Droite de Niamey, voulait en finir avec les problèmes de location, construire et habiter sa propre maison. Selon lui, les travaux de construction de sa maison, qu'il est entrain de bâtir sur un terrain de 400m2, étaient déjà assez avancés, quand il s'est rendu, il y a deux mois au marché de Katako, pour se ravitailler en matériaux de construction. Quelle ne fut sa surprise de constater que les prix des matériaux de construction ont subi une hausse vertigineuse.


    Il faut se dire qu'aujourd'hui au Niger, construire une maison en matériaux définitifs n'est pas à la portée de n'importe quel fonctionnaire de l'Etat. En effet, tout le monde s'accorde à dire que, les matériaux de construction, qui n'étaient déjà pas abordables pour la majorité des Nigériens, ont connu ces derniers temps une hausse vertigineuse. Ainsi, la tonne de ciment, qui était vendue entre 120 000 et 136000 FCFA, est vendue aujourd'hui à 140 000 voire 160 000FCFA chez certains spéculateurs. Le mètre de la tôle se vend à la NIGERAL entre 3000 et 7000 FCFA, selon la qualité. Le paquet de fer se trouve à 35000 FCFA ; le contenu d'une benne de gravier (voyage) a aussi connu une hausse en flèche : il se vend à 100000 FCFA, et la même quantité de sable tamisé coûte 25000 FCFA, tandis que celle de sable simple est à 15000 FCFA. En ce qui concerne le sable ''tout venant'', il est vendu à 30000 FCFA.

    Quant aux planches, les prix varient de 7000 à 8000 FCFA. ''Je vous assure que, que l'on soit fonctionnaire, cadre moyen, ouvrier ou même un commerçant, il est difficile de construire son propre logement. Et la principale cause est la cherté des matériaux de construction. Depuis 2008, que j'ai débuté les travaux de mon chantier, je ne suis pas encore arrivée à le terminer. Avant, j'achetais les matériaux de construction moins chers, mais les prix ont monté sans aucune explication préalable. C'est inquiétant !'', a déploré Mme Ramatou Alfary, une fonctionnaire à Niamey.

    Les avis des consommateurs concordent, et cette flambée a été signalée au niveau de l'Institut National de la Statistique qui, au mois de mars 2012, indique dans son bulletin que l'indice des prix des matériaux de construction (IPMC) est ressorti en hausse de 0,3% en s'établissant à 100,2 points de pourcentage contre 99,9 points au mois précédent. Selon le service de la statistique, cette situation résulte principalement de la hausse des prix des ''liants hydrauliques'' (+0,1%), du '' fer à béton'' (+0,7%), de la ''menuiserie'' (+2,2%), de ''l'électricité'' (+2,3%), des prix du ''bois'' (+1,4%), des ''revêtements et étanchéité'' (+0,1%) de la ''peinture'' (+1,1%) et de la ''tôle'' (+1,7). Cette hausse du niveau général des prix des matériaux de construction a été atténuée par la baisse de la ''plomberie sanitaire'' (-0,6%) et des ''profiles'' (-5,0%).

    Oui, les consommateurs se plaignent de cette cherté, qui n'a d'ailleurs rien à avoir avec une quelconque pénurie. En effet, aussi bien dans les différents dépôts privés de matériaux de construction que nous avons visités à Katako, que dans les quartiers périphériques, les matériaux sont disponibles. Par exemple, à l'établissement Aboubacar Charfo, nous avons trouvé des camions de ciment venus de Lomé. Il faut par ailleurs expliquer que l'ensemble des matériaux son importés des pays de la zone de l'UEMOA, principalement du Togo.

    Les coûts élevés des tôles et du ciment obligent certains à abandonner leurs travaux de construction

    «J'ai pris un crédit à la banque pour construire ma maison. Avant la finition, l'argent est fini. Ainsi, j'ai vendu la maison en chantier à un commerçant de mon quartier pour aller trouver une parcelle dans un quartier périphérique, afin de pourvoir construire. J'étais sur ce second chantier quand les prix ont encore commencé à flamber, surtout le ciment. Cette fois-ci, je vais attendre, peut-être d'ici la fin de l'hivernage, pour voir si les prix vont dégringoler'', indique Tahirou Issa, un habitant de Niamey au quartier Harobanda. Actuellement, il ne fait que regarder son chantier qui a absorbé et ses économies et les revenus de la vente de son premier chantier. Selon lui, l'intérieur de la maison n'est ni crépi, ni revêtu. Quant au reste, comme par exemple le carrelage, le plafonnage, la peinture ou autres commodités, il n'ose même pas y penser, parce que les matériaux de construction coûtent trop cher.

    La plupart des entrepreneurs que nous avons rencontrés expliquent que quand l'hivernage s'annonce, les prix des matériaux de construction montent. Mais, selon Aboubacar Charfo, propriétaire d'un établissement spécialisé dans la vente des matériaux de construction, ce phénomène peut s'observer même en dehors de l'hivernage. Pour lui, cela peut s'expliquer par plusieurs causes, dont principalement l'augmentation des frais de transport. ''Cette année, le Niger, et plusieurs autres pays de la sous région sont en chantier, ce qui fait que la demande est très forte. Ainsi notre parc automobile est insuffisant pour satisfaire l'acheminement des produits jusqu'au Niger. Quand nous achetons les matériaux, nous les déposons dans les magasins, et chaque jour, nous payons des frais de dépôt par tonnage. Notre société de cimenterie est toujours en chantier ; tout ceci peut expliquer la cherté des matériaux de construction''.

    Cependant, au niveau de l'établissement, les prix de matériaux sont peu abordables, selon les clients. ''Nous cherchons toujours à satisfaire la clientèle. C'est pourquoi nous avons tout fait pour stabiliser le prix de la tonne de ciment à 140 000 FCFA, bien que d'autres la vendent à 150 000 FCFA en ville. Avec la libéralisation du commerce, nous vendons en détail, en semi gros, et aussi en gros. Nous faisons tout pour arrêter la spéculation en inondant le marché avec des matériaux de construction. A un moment donné, nous avions bloqué le prix de la tonne à 138 000FCFA, mais ces derniers temps, la flambée est due au coût de transport'', explique-t-il.

    Le sable aussi

    L'exploitation du sable est difficile en certaines périodes de l'année. A la date actuelle, le prix est abordable, mais en début de saison d'hivernage, l'exploitation du sable et du gravier devient difficile. Selon Idi Boureima, conducteur de camion et vendeur de sable au quartier Lazaret, ''pendant l'hivernage, l'exploitation du sable, ainsi que celle du gravier, ne sont pas du tout facile en ces périodes de pluie, car, avec la crue des eaux, leurs extractions deviennent difficiles. A cela, il faut ajouter l'augmentation abusive des taxes fixées par les mairies dans les arrondissements où se trouvent les carrières''.

    Quant à Harouna Kadri, un entrepreneur, il pense que l'hivernage n'est qu'un prétexte pour les spéculateurs, car avec ou sans hivernage, les matériaux sont toujours chers, chaque fois une augmentation est observée. Ainsi, l'Etat doit prendre des dispositions par rapport à ces spéculations dont les seules victimes sont les populations. Il est évident qu'avec la nouvelle unité de production de ciment d'une capacité de 540.000 tonnes annuelles, les besoins nationaux seront couverts et le prix de vente du ciment seront réduits. Cette unité a pour objet la fabrication, la transformation et la commercialisation du ciment, de la chaux, du plâtre, du gravier, du sable, des minéraux, du bois, des cailloux artificiels etc. Souhaitant que la stabilisation des prix sur le marché et la régularité des approvisionnements en ciment pour le Niger seront assurées.
    Alou Mamane

    Niger Express

    Publié en : Mai 04, 2012

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    CGTT

    La Confédération Générale du Travail (CGT-NIGER) a célébré à sa manière, la fête du travail hier, à travers un défilé suivi de meeting organisé par ses membres au rond point château N°8 de Niamey. Au cours de ce meeting, la centrale syndicale a noté des efforts constants de la part du Président de la République pour parachever l'installation du cadre républicain et démocratique. La CGT a toutefois dénoncé ce qu'elle a appelé « les forces obscures tapies à l'ombre du Chef de l'Etat travaillant à tisser leur toile d'égoïsme et d'intérêts afin d'en faire leur otage et mieux le soustraire de ses obligations vis-à-vis de se peuple.


    Le défilé proprement dit a débuté de la Station d'essence Sikieye du quartier plateau au château N°8 de Niamey. Les syndicats affiliés à la centrale ont émerveillé le public à travers des démonstrations, des pas de danses et des slogans. Au cours de ce meeting, le secrétaire général de la CGT-Niger, Elhadj Amadou Mahamadou, a fait une brève genèse de la journée du 1er mai avant de dire que, c'est l'occasion pour sa centrale de réaffirmer leur option pour un syndicalisme revendicatif dans l'intérêt supérieur des militants. Selon lui, l'exploitation politique ou économique de l'homme par l'homme, dans ses formes élémentaires ou élaborées, reste la sève nourricière du système capitaliste qui est entré, il y a quelques années déjà, dans une lente phase, d'effondrement.

    Au plan national, Elhadj Amadou Mahamadou a dit que pour rester dans le sillage du politique important accompli par le peuple nigérien, ils ont opté pour la mise à l'essai de l'équipe de M. Brigi Rafini. «Nous jugerons à l'aune les résultats des membres du gouvernement », a-t-il dit. Selon lui, si des critiques fusent, si des insatisfactions font jour, c'est bien parce que certains hommes et femmes aux commandes de l'Etat accumulent des contreperformances qui plombent les résultats de l'ensemble de l'équipe. Toujours au plan de la gouvernance politique, la CGT-Niger a observé une course frénétique des nouvelles autorités vers un gaspillage des maigres ressources de l'Etat. « A titre d'exemple, la loi des finances 2012 illustre cet état de fait: le budget de la présidence a connu une augmentation de l'ordre de 30% ; le; traitements et autres avantages des ministres et des députés ont connu un relèvement en flèche. Comme si cela ne suffisait pas, le gouvernement s'adonne à la création d'une nouvelle bourgeoisie avec la nomination des directeurs de cabinet des ministres budgétivores et une loi pour ramener les retraités aux emplois supérieurs de l'Etat en flagrante contradiction avec le programme de 50 000 emplois aux jeunes », a-t-il ajouté.

    La CGT a toutefois reconnu l'exploit réalisé par les autorités de la 7ème République en un an. Mais selon la centrale, il est impérieux que le gouvernement utilise les ressources tirées de nos industries minières et pétrolières pour permettre à chaque nigérien d'accéder quotidiennement à trois repas par jour, de se faire dignement soigner et de permettre à tous les enfants et les adultes d'accéder à une éducation de qualité et gratuite.
    Écrit par  Seini Seydou Zakaria le Sahel

    Publié en : Avr 29, 2012

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    COTECNA
    On se souvient  que  le 29 décembre 2010, (c’est-à-dire  sous la transition de Djibo Salou), le gouvernement   a signé uncontrat avec la société COTECNA S.A portant sur la fourniture d’inspection et de vérification des importations en République


     

    du Niger.  Ce contrat  douteux, signé pendant une période exceptionnelle  de l’histoire de notre pays serait en train 

    d’être mis en application par les  responsables actuels de la Douane.  En effet, par décision N° 000000032 du 12  APR 2012 

    (lire AVRIL en français)  et par  une note  circulaire  N° 000 3 du 13 avril 2012, le Directeur Général de la Douane annonce

    le début de la vérification des marchandises par scanner conformément audit contrat. Questions : pourquoi, un intérêt subit à ce contrat qui du reste, n’a pas pu connaître son application au cours de cette

    même transition ? Qu’est ce qui a motivé les autorités de la transition à s’intéresser à un tel contrat ?  A-t- il été pris en compte par la loi des finances 2012 ? Les dispositions du   Code  des Douanes  prévoient –elles un tel contrat ? Ce sont autant de questions qui taraudent aujourd’hui, l’esprit de beaucoup de Nigériens, surtout quand certaines sources

    indiqueraient que l’Etat du Niger  doit plus de 10 Milliards à la COTECNA.  Ce qui  pousse d’ailleurs, certains de nos

    concitoyens à demander un audit autour de la Taxe sur la Valeur Importée (TVI). En tout  cas, la HALCIA  est interpellée

    pour mener une enquête  autour de ces  deux questions, c'est-à-dire, le contrat et la TVI qui font aujourd’hui, objet de

    polémique. Dans tous les cas, pour  beaucoup de citoyens, ce contrat  sentirait l’affairisme  car, selon toujours les mêmes  sources,

    dans sa conception jusqu’à la note circulaire, aucun directeur national, encore moins un chef d’unité n’aurait été impliqué.

    Il serait perçu  (le contrat) dans les milieux de la  douane  comme une dévalorisation de la fonction du douanier et une

    escroquerie  au détriment de l’Etat du Niger   . Et ,  pour preuve , selon  une  circulaire , pour pouvoir passer au scanner

    (  qui est d’ailleurs obligatoire ) , chaque camion doit payer 30.000 FCFA .  Une épreuve qui ne peut ni permettre de 

    connaître la quantité de la  marchandise, ni, la valeur de la marchandise .Alors, il y a lieu à tout point de vue, pour les

    autorités douanières de revoir leur copie au risque d’entamer cette  renaissance économique qui fait aujourd’hui  la fierté 

    de tous les Nigériens. 

    Publié en : Avr 25, 2012

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    245 3172C’est  ce  dimanche 23 avril   qu’a pris fin à Niamey à l’arène de lutte traditionnelle la 8ème édition du Tournoi de lutte africaine de la Cedeao communément appelé Tolac.

    Trois jours durant les lutteurs du Sénégal, Bénin, du Burkina Faso, de la Guinée Bissau, de la Guinée Conakry, du Mali, du Nigeria, du Togo, du Niger et de la Gambie se sont affrontés à raison de cinq lutteurs par pays.

    En classement par équipe c’est le Niger qui s’est classé premier suivi du Sénégal et du Mali. La phase finale en équipe a opposé les lutteurs nigériens aux lutteurs sénégalais. Ces deux équipes se connaissent très bien. A chaque tournoi ces deux pays s’affrontent en finale.

    A la fin des combats le Niger s’en est sorti avec quatre victoires contre une pour le Sénégal. Le lutteur sénégalais Malal N’Diaye a eu raison sur le double champion nigérien Laminou Maidaba. Mais ce dernier a pris sa revanche dans le combat individuel où il a terrassé le même Malal N’Diaye pour afin obtenir la médaille en or dans cette catégorie de plus de 100 kg. Ainsi dans les combats individuels, le Niger s’est classé premier suivi du Sénégal et du Nigéria.

    Cependant la grande moisson en médaille d’or revient au Sénégal qui a obtenu trois médailles d’or sur les cinq. Les deux autres médailles d’or ont été remportées par le Niger, pays organisateur.

    Souleymane Maâzou,KOACI.COM NIAMEY; copyright © koaci.com

    Publié en : Avr 11, 2012

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    Touareg et loyaliste, le colonel-major Ag Gamou a réussi à échapper aux rebelles, après avoir feint, le 31 mars, de rallier les combattants du MNLA.gamou
    Alors que Kidal et Gao tombaient entre les mains de ces derniers et d'Ansar Dine, il a fait en sorte que ses hommes originaires du Sud soient exfiltrés vers Bamako, via le Niger et le Burkina, avant d'indiquer qu'il restait fidèle à l'État malien. Grâce au témoignage exclusif d’un de ses proche, Jeune Afrique a pu reconstituer le film des événements.

    « Nous étions 504 hommes armés, 300 tamasheqs et 204 originaires du Sud. Depuis le 23 mars, à Kidal, les rebelles touaregs du MNLA [Mouvement nationale de libération de l'Azawad, NDLR] et le groupe islamiste Ansar Dine d’Iyad Ag Ghali nous encerclaient », raconte un militaire proche du colonel-major Elhadji Ag Gamou, qui a réussi rejoindre Bamako le 6 avril dernier. « Le MNLA voulait que Ag Gamou regagne les rangs des rebelles, et Ag Ghali voulait carrément sa tête, pour avoir fouillé les maisons de familles Ifoghas – tribu qui fournit la plupart des combattants d'Ansar Dine – et surtout avoir contraint le fils du puissant Amanokal de Kidal, Installa Ag Attaher, à quitter la ville en février. »

    Après une première attaque repoussée, le jeudi 29 mars, la milice touarègue d'Ag Gamou commence à se clairsemer. Les combattants venus de Libye, notamment, font défection les premiers pour rejoindre l'ennemi : ils espéraient au début une intégration à l'armée malienne, chose devenue illusoire depuis le coup d'État contre Amadou Toumani Touré (ATT), le 22 mars.

    Fatigués et démoralisés

    Les hommes restés fidèles à Ag Gamou perdent le moral. Après l’attaque du 29, « nous étions fatigués, car nous avons passé la journée à repousser les rebelles et veillé toute la nuit suivante pour ne pas être surpris par une attaque. Aux environs de 7 heures du matin, certains parmi nous ont commencé à dormir, mais une heure plus tard, les premiers tirs des rebelles ont retenti du côté est de la ville. Nous n’avions plus envie de combattre », poursuit notre interlocuteur.

    Ag Gamou compose alors le numéro du colonel Assaleth Ag Khabi du MNLA, qui occupe la sortie sud de la ville, pour lui dire qu’il accepte son offre de rallier le MNLA en échange d'une protection contre Ansar Dine. « Nous sommes sortis de la ville à bord de nos BM21, BRDM et de plusieurs dizaines de 4X4 Toyota, en direction de Gao. Le lendemain, 31 mars, jour de la chute de Gao, nous étions à 150 km au sud de Kidal, lorsque plusieurs dizaines de voitures des combattants du MNLA, commandées par le même colonel Assaleth Ag Khabi, nous ont encerclés. Celui-ci a dit à Ag Gamou que pour circuler librement sur le territoire de l’Azawad, il devait faire officiellement allégeance au MNLA et désarmer ses militaires originaires du sud. C'est ainsi que l’idée d’appeler RFI est venue ».


    La fausse déclaration à RFI

    En début de soirée, le colonel-major réussit à faire passer son message - une fausse déclaration de ralliement au MNLA - à la radio internationale. Puis les 204 militaires « sudistes » sont désarmés. Mais quand Ag Khabi demande que ceux-ci lui soient livrés comme prisonniers de guerre, Ag Gamou refuse. « Ces militaires sont désormais mes otages », rétorque-t-il. Le lendemain, les hommes du colonel-major continuent leur route en direction du Niger.

    À 100 km de la frontière, Ag Gamou appelle le consul du Mali au Niger avec son téléphone satellitaire et lui demande de se préparer à l'arrivée de ses hommes pour qu’ils soient rapatriés vers Bamako, via le Burkina. Puis il prend congé de ses soldats originaires du sud, restant avec sa milice touarègue. « Depuis ce jour, je n’ai plus de nouvelles du Ag Gamou, mais je sais que tout ce qu’il a fait état pour sauver sa vie et les nôtres, car nous n’étions plus en état de combattre et lui était menacé par Ansar Dine qui ne l'aurait pas pris vivant », conclut notre source. En début de semaine, le colonel-major Ag Gamou a indiqué que son allégeance au MNLA sur RFI était une manœuvre pour s'enfuir et qu’il était désormais disposé à reprendre les combats contre les rebelles touaregs au côté de l’armée malienne.

    Jeune Afrique

    Publié en : Avr 07, 2012

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    La situation humanitaire dans le nord du Mali est de plus en plus critique, en particulier pour les dizaines de milliers de personnes déplacées par les combats depuis mi-janvier. dramem
    L'insécurité et la confusion qui prévalent depuis quelques jours ont touché de nombreuses infrastructures essentielles pour la population, notamment des centres de santé et des hôpitaux, ainsi que plusieurs organisations humanitaires dont le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Gao et, dans une moindre mesure, à Tombouctou a déclaré la Comité international de la Croix-Rouge (Cicr) dans un communiqué de presse.

    « Les populations, aussi frappées par la crise alimentaire qui perdure dans l'ensemble du Sahel, se retrouvent dépourvues d'accès aux soins de santé et à l'aide alimentaire », a expliqué Boris Michel, chef des opérations du CICR pour l'Afrique du Nord et de l'Ouest. « Il est capital de pouvoir répondre dès que possible aux besoins humanitaires qui vont sans doute encore augmenter dans les jours et les semaines qui viennent. ».
    À la suite du pillage de ses entrepôts et du vol de biens professionnels et personnels le 1er avril à Gao, le CICR s'est vu forcé de réduire temporairement sa présence dans le nord du Mali. Son personnel international a ainsi été transféré à Niamey, au Niger, il y a deux jours. « Cependant, nous maintenons des équipes à Gao ainsi qu'à Tombouctou, dont le chef de notre bureau pour le nord Mali », précise M. Michel. « Nous restons également présents et actifs à Bamako. »

    « De nombreux porteurs d'armes sont présents dans les villes et villages de la région. Il est
    impératif de pouvoir établir ou rétablir un dialogue avec eux, poursuit M. Michel. Le rôle strictement humanitaire, neutre et impartial du CICR doit être accepté par tous. Notre personnel, nos infrastructures, véhicules et biens, tous indispensables à l'assistance aux victimes, doivent aussi être respectés. »
    Jusqu'à la semaine dernière, dans le nord du Mali le CICR et la Croix-Rouge malienne ont pu distribuer des vivres et des articles essentiels à près de 40 000 personnes déplacées par les violences, et fournir une assistance en céréales à 73 000 personnes touchées par la crise alimentaire.

    Conséquence de l'interruption abrupte de ces distributions et de la dégradation de la situation humanitaire, des dizaines de milliers d'autres personnes ont un besoin urgent d'assistance.
    Enfin, il est également important de pouvoir reprendre les visites aux détenus et porter assistance aux blessés.
    Balima Boureima

    Publié en : Avr 02, 2012

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    Le jeudi 29 mars 2012, dans la mi-journée, le tribunal des grandes instances hors classe de Niamey a donné une liberté provisoire à Abta Hamidine incarcéré depuis depuis 8 mois dans une presumée affaire de trafic d'armes.Nigerexpress

    Au cours de la confrontation devant le doyen des juges avec son ancien compagnon  , ex chef de front, le Mouvement de Nigériens pour la Justice , Mr Agaly Alambo  , arrêté pendant une semaine à la prison civile de Niamey;  Abta Hamidine,  ancien chef de front du Mouvement des Jeunes Arabes du Niger (MJAN) a bénéficié tout Alambo d'une liberté provisoire.

    Ce qui prouverait selon certains analystes que Alambo était aussi pleinement impliqué dans cette affaire. D'aucuns affirment mëme que c'était Alambo qui aurait initié  la mission en Libye. Les spéculations vont bon train  après la confrontation sur le rôle joué par ce dernier. 

    Après sa sortie de la Prison civile de Kollo, Abta Hamidine a confié à nos confrères, dans l’après midi que : « celui qui à commis un crime ne peut se rendre. Dans un premier temps, le Président de la 7ème République Issoufou Mahamadou m’a appelé, en disant de venir que le pays a besoin de moins en ce moment ci précis, car y a des choses qui se passe dans le Sahara que le gouvernement ne sait pas en matière d’insécurité dont je maitrise. C’est ainsi que je suis rentré à Agadez, et j’étais accueilli par le Gouverneur et la population. J’ai été dans ma famille et ensuite, les autorités d’Agadez m’ont dit je dois continuer sur Niamey. Une fois arrivé, je me suis retrouvé en prison.

    Mais cela fait parti de ce que Dieu a prédestiné pour ma personne, car ce qu’on m’accuse jusqu’à ce jour je le sais pas parce que je l’ai pas fais. Quant je suis venu à Agadez, j’étais seul dans mon véhicule, on a rien sur moi. Si je sais que j’étais impliqué dans une salle affaire je n’allais pas venir me rendre chez les autorités.

    On a fait une confrontation avec Agali Alambo devant le juge, chaque a donné sa version des faits. Deuxièmement, je suis un musulman, tout ce qui m’est arrivé, je me confie à Dieu. Je remercie Dieu, j’ai confiance à la justice nigérienne, je souhaite que nos autorités puissent être neutre et en laissant la justice faire son travail. Même si je suis en liberté provisoire je ne vais pas fuir car je me suis rendu moi-même, je ne vois pas pourquoi je vais fuir ? A tout moment que le juge veut m’entendre je vais répondre. De la façon dont nous avons déposé nos armes et mettre fin à la crise de 2009, même maintenant si quelque se hasarde à reprendre les armes on fera de notre possible pour le dénoncer et l’arrêter pour le remettre aux autorités. Ce pays est le notre on va jamais accepter quelqu’un nous amener l’insécurité, c’est fini.

    Je souhaite que chacun puisse apporter sa contribution pour le développement de la paix et de l’économie de notre pays. Pour la rébellion du Mali, mais comme ça n’a pas déclenché au Niger, comme le disait un proverbe haoussa « si la barbe de voisin brûle, essuie le mien par un peu d’eau ». Tout ce que les gens disent n’y a rien de vrai. Tous ceux que je sais, j’ai informé les autorités de la 7ème République et s’ils n’ont pas pris en compte cela, ce qui se passe au Mali allait se passer au Niger. Agali Alambo est un ami pour moi, même si on s’est dit la vérité cela ne peut en aucun cas mettre en cause notre amitié à mon avis. Pour ce qui concerne les propos de Ahmed Wagayya quand il disait en 2009, j’étais au front et j’ai demandé à Alambo de me donner des armes et des véhicules pour faire venir les Arabes du MJAN avec le MNJ, cela est totalement faux.

    Il sait que j’ai mes propres véhicules et armes dont j’ai acheté ou j’ai pu récupérer avec l’armée. Eux, ils n’ont pas d’armes, la première déclaration c’est nous qui ont fait ça, quand j’ai été supplié par les sagesses arabes et quand aussi la situation était détériorée. Les armes qui ont été remis aux autorités c’est pour nous. Mais eux où est-ce qu’ils ont amené leurs armes ? Lui qui dit cela ce n’est qu’un simple comédien, car c’est de la comédie et du mensonge qu’il raconte ».

    Publié en : Mar 26, 2012

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    DGICétait vers 10 heures ce lundi 2- mars qu’un incendie a éclaté à la Direction Générale des Impôts. Le sinistre a ravagé tout le bureau du Conseiller technique du Directeur Général des Impôts. L’occupant du lieu, un expatrié français, Christophe Malmon était absent au moment l’incendie. Le bureau  situé au premier étage de l’immeuble abriterait plusieurs documents administratifs. L’incendie a vite été maîtrisé par les agents de la Compagnie des sapeurs pompiers et une enquête est ouverte pour situer les responsabilités.

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