La CPI acquitte définitivement Laurent Gbagbo

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« Maintenant qu’on est là, on va aller jusqu’au bout », avait lancé Laurent Gbagbo lors de sa première comparution devant les juges de la Cour pénale internationale (CPI), le 5 décembre 2011. Dix ans plus tard, l’ancien président ivoirien est enfin arrivé « au bout ». Mercredi 30 mars, la chambre d’appel de la CPI a confirmé les acquittements prononcés en première instance, en 2019, en faveur de M. Gbagbo et de l’un de ses proches, Charles Blé Goudé, l’ex-chef des Jeunes patriotes.

Les deux Ivoiriens devaient répondre de crimes contre l’humanité commis lors des violences qui avaient suivi la présidentielle de 2010. A l’issue du procès, la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, avait interjeté appel et réclamé l’annulation des acquittements. Mais cette fois, le dossier Gbagbo-Blé Goudé devant la CPI est définitivement refermé.

« C’est la première fois que je passe par ici et non par l’entrée des prisonniers », s’est réjoui Laurent Gbagbo en pénétrant dans le bâtiment de la Cour par la grande porte, accompagné de son épouse Nady Bamba, quelques minutes avant la lecture de l’arrêt de la Cour. Un arrêt prononcé « exactement dix ans après le début des bombardements, par l’armée française, sur la présidence » à Abidjan, aux derniers jours de la crise qui avait violemment frappé le pays, se plaît à souligner un supporter de Laurent Gbagbo à La Haye.

« Une procédure entachée de vices »

Onze jours après le début des tirs, l’ancien président avait été arrêté par les nouvelles autorités ivoiriennes et détenu au nord du pays. La Côte d’Ivoire s’apprêtait alors à tenir ses premières élections – législatives – depuis la fin de la crise au printemps et il fallait faire vite. L’ex-président avait alors été transféré vers La Haye, siège de la Cour, en chemise et sandales, dans le jet présidentiel.

Lemonde

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