Tillaberi : les motos circulent à nouveau

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Les motos ont commencé à circuler à nouveau dans la région de Tillaberi  ce 1er  septembre après l’annonce le 23 aout dernier de la levée de cette mesure, a constaté une journaliste de l’ANP.

L’arrêté du gouverneur Ibrahim Tidjani Katchiella  de la région stipule que les engins à deux roues sont autorisés à nouveau à circuler sur le territoire de l’entité  à compter du 1er septembre avec toutefois l’interdiction des déplacements nocturnes.

Au premier jour de la fin de cette restriction, la circulation est timide,  ce qui contraste avec les cris de joie qui avaient accompagné l’annonce de la décision de l’autorité régionale,  a noté la journaliste de l’ANP.

Ce mercredi, seuls des rares motocyclistes  semblent s’offrir la liberté retrouvée , circulant aux  différents carrefours de la commune urbaine.

Ces usagers ainsi que certains citoyens rencontrés ne cachent guère la joie d’enfourcher à nouveau ces engins qui sont à la fois moyens de déplacements, outils de communications pour les uns  et sources de revenus pour les autres .

« Nous avons tant attendu ce jour depuis l’annonce faite par le Président de la République, M. Mohamed Bazoum lors de sa campagne pour l’élection présidentielle, il a tenu sa promesse et nous en sommes entièrement reconnaissants », a indiqué M. Souley Amadou, un motocycliste trouvé au niveau d’une station de la place pour son ravitaillment.

 « Nous ne pouvons que nous réjouir de cette nouvelle mesure à savoir, la levée de la mesure d’interdiction de circulation des motos, annoncée il y a quelques jours le Gouverneur de la région, car depuis l’arrêt de circulation des motos, à aujourd’hui, sur le plan sécuritaire, il y a eu beaucoup de progrès parce que, les attaques ont beaucoup diminué et je pense que les résultats escomptés ont été atteints d’où une levée partielle de cette mesure, étant donné que c’est pendant la journée que les motos vont circuler donc, du matin jusqu’au coucher du soleil »,  apprécie un passant interviewé au niveau de la route principale (RN).

« Je me joins à l’ensemble de la population pour exprimer ma joie car, de 2017 à aujourd’hui, c’était un calvaire », a-t-il ajouté.

« Nous implorons Dieu qu’il nous assiste et qu’il protège la région et le Niger et que la levée de cette mesure ne soit pas un obstacle permettant au banditisme et aux attaques de se multiplier », a-t-il souhaité.

Ce dernier a par ailleurs appelé à la population, «  à redoubler de vigilance car cette fois-ci, a-t-il dit, il y aura beaucoup de circulation et on ne peut savoir qui est bandit et qui ne l’est pas et je souhaite qu’il n’y ait pas des multitudes d’attaquent même si les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) sont là et qu’elles veillent à la sécurité de la population ».

Un autre répondant au nom de Inoussa Ali a déclaré de vive voix que, « cette levée est une bonne chose dans la mesure où, ça peut accélérer les transactions et les activités quotidiennes des uns et des autres, mais aussi sur le plan économique », ajoutant que, « qu’il est sûr que le Gouvernement a pris les dispositions nécessaires pour assurer la bonne sécurité de tout un chacun ».

M. Inoussa Ali pense également  que, « cela peut aussi être une mauvaise chose dans la mesure où, jusqu’à la date d’aujourd’hui, personne n’a la ferme conviction que l’insécurité a été gérée dans la zone », du coup, « la levée de cette mesure peut être, selon lui, un facteur qui va encore continuer à propager et à aggraver la situation sécuritaire », d’où, un appel de ces usagers à l’endroit des autorités pour sur les mesures à prendre, vu que ce sont eux qui détiennent les moyens nécessaires pour sécuriser la population.

D’aucuns pensent aussi que, cela renforcera la sécurité étant donné que dans certaines circonstances et dans certaines zones, le manque de poursuite est dû au fait que les motos ne circulent pas.

La région de Tillabéri, située dans la zone de trois frontières (Niger, mali, Burkina), placée sous l’Etat d’urgence depuis 2017, est le théâtre des attaques récurrentes des mouvements se réclamant de djihadisme.

En un mois près de 120 personnes dont 98 civils et 18 militaires ont été tués, selon un bilan rendu public le 18 aout dernier par des députés élus au titre la région.

Le dernier drame avait  frappé le 16 aout  le village de Darey Dey (Banibangou) où 37 civils ont été massacrés par des individus armés à moto.

MTM/CA/ANP/

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