Burkina Faso : cinq questions sur le deuxième coup d’Etat de l’année

0
592

Le Burkina Faso a connu, vendredi 30 septembre, un second coup d’Etat en huit mois. Ce samedi, les militaires qui ont pris le pouvoir ont accusé la France d’aider le lieutenant-colonel Damiba, renversé la veille.

Un énième coup de force sur le continent africain. Le Burkina Faso a connu, vendredi 30 septembre, un second coup d’Etat en huit mois, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba ayant été démis de ses fonctions par des militaires. Ce dernier, arrivé au pouvoir par un putsch fin janvier, paie son échec à enrayer la violence terroriste. La situation reste volatile : les putschistes ont accusé, ce samedi dans une allocution télévisée, l’ex-homme fort du Burkina Faso de « planifier une contre-offensive » depuis la base française de Kamboisin.

Le ministère des Affaires étrangères français « dément formellement toute implication dans les évènements en cours depuis hier au Burkina », a-t-il indiqué dans un communiqué. « Le camp où se trouvent nos forces françaises n’a jamais accueilli Paul-Henri Sandaogo Damiba, pas davantage que notre ambassade. » Dimanche 2 octobre, des grenades de gaz lacrymogène ont été tirées de l’intérieur de l’ambassade de France, à Ouagadougou, pour disperser des manifestants soutenant Ibrahim Traoré.

En ajoutant les deux putschs au Mali et celui en Guinée, c’est le cinquième coup d’Etat en Afrique de l’Ouest depuis 2020.

 
 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez saisir votre commentaire
Please enter your name here