Paris confirme des « échanges » avec Niamey sur les moyens militaires français au Niger

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    Des « échanges » sont en cours entre armées nigérienne et française pour « faciliter les mouvements de moyens militaires français » présents au Niger, où les généraux qui ont pris le pouvoir exigent le départ des soldats tricolores, a confirmé mardi l’entourage du ministre français de la Défense, Sébastien Lecornu.

    « Des échanges de coordination fonctionnelle existent localement entre militaires pour faciliter les mouvements de moyens militaires français immobilisés depuis la suspension de la coopération anti-terroriste » après le coup d’Etat de fin juillet, a indiqué l’entourage du ministre, sans préciser la nature de ces « mouvements », leur ampleur ou leur déroulé, et sans évoquer de « retrait ».

    Lundi, le Premier ministre nigérien nommé par les militaires au pouvoir, Ali Mahaman Lamine Zeine, a affirmé que des « échanges » avaient lieu pour obtenir un départ des soldats français. Les « échanges qui sont en cours devraient permettre très rapidement » leur retrait, avait-il déclaré au cours d’une conférence de presse.

    Le 3 août, les généraux qui ont pris le pouvoir au Niger par un coup d’Etat ont dénoncé plusieurs accords de coopération militaire avec Paris, dont 1.500 soldats sont déployés dans le pays pour y appuyer la lutte antijihadiste. L’un de ces textes contenait un préavis d’un mois qui a donc expiré dimanche, selon eux.

    M. Zeine a toutefois assuré que son gouvernement espérait « si possible maintenir une coopération avec un pays avec qui on a partagé énormément de choses ».

    La France, ancienne puissance coloniale, réaffirme régulièrement qu’elle ne reconnaît pas les nouvelles autorités de Niamey et maintient pour l’heure son ambassadeur et ses militaires au Niger, malgré les injonctions des nouvelles autorités ayant démis le président Mohamed Bazoum.

    La France est présente sur une enclave aérienne projetée à Niamey située au sein d’une base militaire nigérienne, et sur deux postes avancés aux côtés des Nigériens dans la zone dite des « trois frontières » entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali, réputée servir de refuge aux jihadistes du groupe Etat islamique.

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