Le futur Ango assène 9 coups de poignard pour doter sa dulcinée

0
638
Poignrad

Poignrad

ANGO, dans les contrées HAOUSSA veut dire jeune fiancé.

Nous sommes en pleine période froide l’harmattan souffle, sèche les lèvres, caille la peau, nous sommes à Tessaoua une ville à cheval entre Maradi et Zinder à l’est du Niger. 

Il est quinze heures il fait froid, Délou cette jeune femme de 37 ans mariée depuis 13 ans à Mamani, ce géant de l’Ader Mécanicien-carrossier dans cette ville qui fait frontière avec le grand Nigeria occupée à déjà piler dans le mortier ce qui servira de repas du soir pour sa petite famille, lorsqu’un jeune homme chétif bien habillé, propre s’annonce à l’entrée de leur villa en banco.

 

-Salam aleikoum

-Alleikoum salam répond Délou, que désirez-vous demanda-t-elle au visiteur ?

– Je voudrais voir votre mari

-Il n’est pas là, il est à son garage à la sortie de la ville

– C’est urgent, quand sera-t-il de retour insista le visiteur

– Pas avant 21 heures ajouta Délou

-Merci je reviendrai

Le jeune homme s’éloigna comme il était venu mais Délou ne devrait pas donner cette précision sur l’heure supposée de retour de son mari.

 Quelques instants plus tard, on frappe de nouveau à l’entrée de la villa, Délou qui, après avait fini de piler, tamise cette farine de mil avec dévotion , alla voir qui est là. C’est le jeune homme d’il ya quelques instant mais l’air très ennuyé.

 -Est-ce que Mamani est de retour?

 – Non pas avant  21heures

-Est-ce que je peux l’attendre car j’ai quelque chose d’important pour lui, je suis fatigué et son garage est loin très loin d’ici. Délou sans hésiter laissa entrer le jeune homme.

 A peine est-il entré qu’il se jeta sur Délou et avec son couteau à cran il se mit à la poignarder.

 Neuf coups relèvera plus tard le médecin légiste. Malgré ses appels aux secours rien ne fit fait. Delou se traine jusqu’au salon où elle fut achevée avec cette fois le couteau de cuisine qui trainait par là comme par hasard.

Le jeune assassin ouvre les tiroirs des meubles prend l’argent, les bijou, il prend 2 draps de lit pour envelopper ses habits tâchés de sang et s’habiller d’un boubou de Mamani et s’en alla.

 

Il est 18h30 quand les 3 enfants de Délou et Mamani de retour de l’école rentrent, leur mère qui d’habitude reste sous le manguier n’est pas là. Le grand rentre dans la maison et sort en hurlant comme une trainée de poudre. Tous les voisins furent alertés la maison est pleine de curieux.

 Vers 18h45 à vélo un quinquagénaire vint informer la gendarmerie qu’on vient de trouver la femme de Mamani assassinée dans leur maison

–        Le Lieutenant Gogé est un gendarme de la vieille école sans ambition et connu pour la rapidité de ses enquêtes.

– Arrivé sur les lieux il enjambe une mare de sang dans le couloir et entre dans le salon où se trouve le corps et dans une voix à peine audible : le vol est évident puisque les tiroirs et les portes des meubles sont grands ouverts et laissent voir leur contenu sans dessus-dessous.

 Gogé interrogea le Mari et leur grand fils le père et le fils reconnaissent que Délou a toujours été craintive… Après constat le voleur a emporté la somme de 360 000FCFA et les bijoux en or de Délou.

–        Avoir le grand désordre qui règne, il est sûr que le voleur était pressé.

–        Lorsqu’après les premières recherches effectuées sur les lieux il était 22 heures quand la fille de 10ans ne remarqua les deux draps de son lit

La disparition de ces deux draps va trotter dans la tête du Lieutenant Gogé.

En attendant, le lendemain il se mit à interroger tous les voisins dans un rayon de 100 mètres personne n’a rien vu ou entendu. Pourtant ni le portail ni le portillon n’ont été forcés et il ne semble pas que l’assassin connaisse les lieux, car certains détails le prouvent : des taches de sang cherchant des interrupteurs électriques, les toilettes ouverts, il n’est pas un familier de la maison.

Et comme par enchantement un jeune de quinze ans vint vers le Lieutenant et lui dit: un monsieur bien vêtu m’a demandé où loge le garagiste Mamani, je lui ai indiqué la maison une heure de temps après je l’ai revu rentrer dans la maison.

Nous sommes sur une piste. Apres portrait le suspense reste et dure car personne ne correspond au portrait dresser sur la liste des cinquante derniers ouvriers qui pendant les dernières années ont eu à travailler dans le garage de MAMANI. En fin de journée on apprend l’existence d’un jeune homme, un laveur de voitures du nom de JARIRI qui correspond physiquement aux témoignages de l’enfant . Mais tout le monde explique au Lieutenant Gogé que JARIRI ne peut être le criminel. Non seulement il n’est pas violent mais il est doux et a une vie de célibataire des plus normales. Mais JARIRI a le gabarit de l’assassin convoqué à la gendarmerie. Il se présente sans arrière-pensée. Pendant que le Lieutenant Gogé l’entendait d’autres gendarmes perquisitionnaient chez lui où dans une fosse fraichement creusée et refermée on trouve les 2 draps.

JARIRI finira par avouer, je gagne peu d’argent, juste de quoi vivre au jour le jour et j’aime DIJẺ qui refuse mes avances sans que l’on soit marié, il fallait absolument que je me marie et je n’ai pas les moyens et j’aime ma DIJẺ, je veux être ANGO.

En fait Mesdames lorsqu’un inconnu frappe à votre porte pour demander votre mari répondez lui:  il ne va pas tarder à arriver, il est avec le voisin d’à côté, osez lui dire attendez je l’appelle, le malintentionné n’attendra pas.

© site web Nigerexpress.info

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez saisir votre commentaire
Please enter your name here