Ramadan dans l’Histoire 25 : La mort de Fatem Zahra, Maîtresse des femmes du Paradis

0
5996
Image au Centre

Avec le début du Ramadan de la 11e année de l’hégire, Fatem Zahra, la fille du Messager de Dieu et l’épouse d’Ali Ibn Abi Talib et la mère d’Al Hassan et Al Hussein, est morte six mois après le décès du Prophète.

Image au Centre
Image au Centre

Le troisième jour du mois de Ramadan de la 11e année de l’hégire, Fatem Zahra, fille du Prophète Mohammed et de Khadija bint Khuwaylid, décède. Dans le livre «Fatima al-Zahraa, qu’Allah soit satisfait d’elle» d’Abd al-Sattar al-Sheikh, il est rapporté qu’elle est née cinq ans avant la mission du Prophète, que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui. «Elle est née l’année où Quraish reconstruit la Kaaba, et en conséquence, l’âge du Prophète à sa naissance était de trente-cinq ans», ajoute-t-on.

Fatem Zahra a épousé Ali Ibn Abi Talib. Un mariage béni par le Prophète, indique Abd al-Rahman al-Basha dans son livre «Images de la vie des Sahabiyates», en rapportant que la cousin du Prophète «s’est prosterné devant Dieu», en guise de remerciement. Le Messager de l’islam a également prié pour que Dieu accorde sa bénédiction et donne une bonne progéniture à Fatem Zahra et Ali.

Un certain nombre de compagnons ont été témoins de leur mariage, notamment Abu Bakr Al-Siddiq, Omar Bin Al-Khattab, Othman Bin Affan et Talha Bin Obaidullah. La fille du Messager de Dieu donnera naissance à Al Hassan, Al Hussein, Mohsen, Zainab et Oum Keltoum.

Sa relation avec le Prophète

Le livre «Kheir Nissae Al Aalamine» de Majdi Al-Sayyid, confirme que Fatem Zahra était l’une des personnes les plus aimées du Prophète. Quand elle entrait chez lui, le Messager de Dieu l’embrassait sur la tête et la faisait s’asseoir sur son siège en lui rendant honneur et en guise de son statut auprès de lui. Dans «Sahih al-Bukhari», il est rapporté que le Prophète a dit : «Fatem Zahra fait partie de moi, donc quiconque la met en colère me met en colère». Le Prophète détestait aussi ce que sa fille Fatem Zahra détestait.

Abd al-Aziz al-Hamidi a confirmé, dans son livre «Ithaf al-Muhbibbi biskhasa’i», que le Prophète commençait par visiter et saluer Fatem Zahra s’il revenait d’un voyage ou d’une conquête, avant d’entrer à Médine.

Quand la maladie du Prophète s’est intensifiée, Fatem Zahra l’a visité dans les derniers instants de sa vie. Après l’avoir honorée, accueillie et assise à côté de lui, il s’est confié à elle, ce qui l’a fait pleurer. Le Prophète s’est à nouveau confié à elle, ce qui l’a fait rire. Selon les récits, le Messager de Dieu lui a dit dans un premier temps qu’il allait mourir. Il lui a confié après qu’elle serait la première de sa famille à le rejoindre.

Ladies de l’Islam : Fatem Zahra, prunelle des yeux du prophète

Al-Bukhari a rapporté, en citant Aisha que celle-ci a dit : «Fatem Zahra est arrivée en marchant comme le Prophète. Ce dernier lui dit : « Bienvenue à ma fille », l’a fait asseoir à sa droite ou à sa gauche, puis lui a confié quelque chose qui l’a fait pleurer. Je lui ai dit : « Pourquoi pleures-tu? ». Puis il lui a confié une autre chose et elle a ri». Aisha ajouté : «J’ai dit : « Je n’ai jamais vu une joie proche de la tristesse » et je lui ai demandé ce qu’il lui a dit. Elle m’a répondu : « Je ne devais pas divulguer le secret du Messager de Dieu ». Après le décès du Prophète, je lui ai reposé la question et elle m’a dit : « Il m’a confié que Jibril lui récitait le Coran une fois par an, mais il lui a récité le Coran deux fois pour l’année en cours et qu’il ne le verra plus tard qu’à l’approche de sa mort. Il m’a aussi dit que je serai la première de sa famille à le rejoindre et donc j’ai pleuré. Il m’a dit ensuite : « Ne veux-tu pas être la maîtresse des femmes du Paradis ou des femmes des croyants ? » et j’ai ri de cela »».

La fille du Prophète est décédée à la fleur de l’âge, six mois après la mort du Messager de Dieu, à la suite de son grand chagrin suite à la mort de son père. Ibn Katheer a déclaré dans «Le début et la fin» qu’elle «n’a pas ri pendant la période de sa vie après lui à cause de ce chagrin».

Article de Yassine Benargane

Image au Centre

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez saisir votre commentaire
Please enter your name here