Prévisions saisonnières au Sahel : Une saison des pluies moyenne à humide attendue en 2023

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Le Centre Climatique Régional pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (AGRHYMET CCR-AOS) du CILSS, a présenté  les résultats de ses prévisions pluviométriques 2023 pour la région le 28 avril dernier à Niamey, à l’occasion du Forum 2023 des Prévisions Saisonnières des caractéristiques Agro-hydro-climatiques de la saison des pluies pour les zones Soudanienne et Sahélienne (PRSEASS, 2023).

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Au niveau du démarrage de l’hivernage, il est prévu des dates de début de saison précoces à moyennes sur le Sahel Ouest, y compris les îles du Cap Vert, et le Sahel Centre.

Sur le Sahel Est et la bande soudanienne, les dates de début de la saison 2023 seraient plutôt globalement moyennes à précoces par endroit, notamment dans les parties Sud de la Sierra Leone, de la Guinée, du Mali, du Burkina Faso, du Tchad, sur l’extrême Est du Niger et les sur les parties Nord du Libéria, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Togo, du Bénin et du Nigéria.

S’agissant des dates de fin de saison, elles seraient tardives à moyennes sur les bandes sahélienne et soudanienne de l’Afrique de l’Ouest et du Tchad, sauf dans l’extrême Nord-ouest du Niger, le Nord Burkina Faso, le Centre du Mali, le Sud Mauritanie et les parties Extrême Sud de la Sierra Léone, de la Guinée, du Burkina Faso, les parties Nord du Libéria, de la Côte d’ivoire, du Ghana, et du Togo, où elles seraient globalement moyennes.

Les prévisions météorologiques indiquent également qu’au cours de la saison pluvieuse de 2023, les pays de la région vont connaitre des poches de sécheresse.

Enfin, en ce qui concerne les écoulements des eaux, des écoulements globalement équivalents à supérieurs à la moyenne de la période de référence 1991-2020 sont attendus dans les hauts bassins du Sahel et des écoulements équivalents à inférieurs à la moyenne sont attendus dans les parties inférieurs de ces bassins.

Les écoulements excédentaires sont spécifiquement attendus dans le bassin de la Gambie, le bassin de la Falémé (affluent du Sénégal), le Delta intérieur du fleuve Niger au Mali, le bassin moyen du fleuve Niger, la Komadougou Yobé, le moyen Chari, le bassin inférieur du Chari-Logone.

Pour prévenir les risques d’inondations, et partant de pertes de récoltes, de biens matériels et de vies animales et humaines, ils ont conseillé, entre autres, de renforcer la communication des prévisions saisonnières et de leurs mises à jour, la veille et les capacités d’intervention des agences en charge du suivi des inondations, de la réduction des risques de catastrophes et des aides humanitaires, d’éviter l’occupation anarchique des zones inondables aussi bien par les habitations que par les cultures et les animaux, de renforcer les digues de protection et assurer la maintenance des barrages et des infrastructures routières, de curer les caniveaux pour faciliter l’évacuation des eaux de pluies.

Pour permettre aux agriculteurs, éleveurs, gestionnaires des ressources en eau, projets, ONG et aux autorités de mieux tirer profit de la saison pluvieuse 2023, qui présage une situation globalement humide dans certaines parties, les spécialistes ont conseillé de valoriser les situations d’écoulements moyens à excédentaires, d’investir davantage dans les cultures à hauts rendements tolérantes vis-à-vis des conditions humides (riz, canne à sucre, tubercules, etc.), de mettre en place des dispositifs de collecte et de conservation des eaux de ruissellement, de soutenir le déploiement de techniques climato-intelligentes d’augmentation des rendements des cultures et des fourrages.

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