Covid-19 : pour mieux traquer les variants, la France modifie sa stratégie

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Illustration of the spike protein (red) from the B.1.617 variant of the SARS-CoV-2 coronavirus, the cause of the respiratory illness Covid-19. The mutation sites of the variant are labelled. The spike protein binds to angiotensin converting enzyme 2 (ACE2, blue) in the host cell membrane, mediating viral entry to the host cell. This variant was first identified in India. A sublineage of this variant, known as the Delta (B.1.617.2) variant is a Variant of Concern, as it spreads much more rapidly than earlier variants. (Photo by JUAN GAERTNER/SCIENCE PHOTO LIBR / JGT / Science Photo Library via AFP)

Si les nouvelles sont bonnes sur le front de l’épidémie de Covid-19, toujours en régression, et sur celui de la vaccination, avec le seuil des 30 millions de premières injections franchi ce week-end en France, le nouveau variant B.1.617.2, baptisé « Delta » par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), vient troubler la sortie de crise.« On n’est pas sauvé, le risque est toujours là », a déclaré Daniel Lévy-Bruhl, responsable de l’unité des infections respiratoires de Santé publique France (SPF), vendredi 11 juin, décrivant une « situation instable » en France.

Selon les Britanniques, le variant Delta, dit « indien », est plus contagieux que le variant Alpha, dit « britannique », d’environ 60 %, mais est surtout responsable d’une remontée des infections au Royaume-Uni : elles ont triplé en trois semaines, atteignant près de 8 000 cas vendredi 11 juin. Il est aussi déjà présent en France et chez nos voisins frontaliers, Espagne, Allemagne, Belgique… Et il est sans doute responsable d’une légère remontée des cas au Portugal.

Pour mieux y faire face, SPF a décidé d’accélérer la mise en œuvre d’une nouvelle stratégie de surveillance des variants, l’un des points faibles du dispositif français.

A partir du lundi 14 juin, exit, dans les résultats des tests, la référence aux variants « anglais », « sud-africain » ou, respectivement, B.1.1.7, B.1.351, ou encore Alpha, Beta… Place aux trois mutations, E484K, E484Q, L452R. Ces « immatriculations » correspondent à la position des acides aminés, les molécules qui constituent les protéines, au sein de la porte d’entrée du virus chez l’hôte, le spicule. Les lettres font référence au nom de l’acide aminé modifié.

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