Abus de clientèle: Quand la SEEN surfacture ses clients …

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La Société d’exploitation des eaux du Niger (SEEN) tant à se spécialiser dans une pratique pour le moins, malhonnête. En effet, pour répondre aux revendications des travailleurs, l’Etat nigérien a consenti une sorte de réduction du prix du mètre cube d’eau potable.

C’est ainsi que trois (3) tranches ont été créées : la première, inférieure ou égale à 10 mètres cubes coûte 127 FCFA l’unité. La seconde comprise entre 11 et 40 mètres cubes s’élève à 321 FCFA l’unité. Et enfin, la troisième qui va de 41 mètres cubes à plus est vendue au consommateur à 515 FCFA l’unité. Rien d’anormal jusque-là. Mais le problème, c’est que la SEEN, pour soutirer de l’argent à ses clients, refuse de faire le relevé mensuel des compteurs pendant la période normale (chaque mois). Conséquence, même si l’abonné consomme par mois 30 mètres cubes, en 2 mois, il va se retrouver avec 60 mètres cubes consommés.

Ce qui le propulse dans la troisième tranche, la plus coûteuse. Or, la facturation étant censée être mensuelle, la SEEN devrait se donner les moyens de faire ses relevés chaque mois. Et il n’y a aucune raison que les abonnés payent les frais dans insuffisance de la société, filiale de Vivendi France. C’est pourtant la pratique à la SEEN. Sur la facture que nous publions en facsimilé par exemple, l’abonné s’est vu facturer 24.205 FCFA dans la troisième tranche alors que si le relevé avait été fait correctement, il ne se serait pas retrouvé à payer 39.205 FCFA.

Et pour preuve, l’ancien indexe du compteur est pris le 17 octobre 2014 tandis que le nouvel est daté du 15 décembre 2014. On voit clairement que le mois de novembre est sauté. C’est à cette sorte d’arnaque que s’adonne depuis belle lurette la SEEN, et dans une impunité extraordinaire. Le Monde d’Aujourd’hui lance un appel à tous les abonnés victimes de cette pratique malsaine de nous faire parvenir leurs témoignages et copies scannées de factures d’eau à notre adresse Email : lemonde_niger1@yahoo.fr ou les déposer directement à notre siège sis au quartier Terminus.

Nous interpellons également les acteurs de ce qu’il en reste de la Société civile nigérienne, notamment, l’ANDDH, le CODDAE, le RASCONI, le CODDHD et le MOJEN, pour qu’ils remplissent leur devoir de défense des consommateurs. Pour notre part, nous venons juste de commencer le combat.

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